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Bonne Année! Le dimanche 30 décembre 2007
La bénédiction paternelle est une tradition à laquelle il tient. Cependant, c’est un moment où l’émotion l’empêche de communiquer ses pensées, ses sentiments. Voilà pourquoi il a commencé à écrire un message du Jour de l’An. Il peut ainsi formuler ses souhaits pour l’année à venir après avoir exprimé ses joies et aussi ses inquiétudes concernant la vie de la famille et parfois aussi, de la société. Toujours, il demande que la paix et l’harmonie demeurent bien présentes dans la famille. Ce n’est pas si simple. La vie est compliquée. Chacun à ses obligations, ses préférences. Il rappelle donc l’importance de se respecter mutuellement, d’accepter ce qu’on ne comprend pas toujours. Il souhaite que tous les membres de la famille se retrouvent ensemble à quelques reprises au cours de l’année. Pour se connaître et de se reconnaître. Pour ne pas perdre le contact. À la fin, il demande à Dieu de bénir tout son monde, de leur donner la santé et la chance de pouvoir réaliser les projets qui leur tiennent à cœur. Je vous aime, termine-t-il. Ces mots, il ne pourrait les prononcer sans pleurer. Alors il les écrit. J’admire cet homme qui sait exprimer ses sentiments. Plusieurs aimeraient bien en faire autant, mais ils n’y sont pas encore arrivés. Je leur souhaite de trouver les bons mots et l’occasion qui leur conviendra. Pour ma part, depuis mes premiers Jours de l’An en famille, j’ai toujours trouvé très important de souligner spécialement l’arrivée de la nouvelle année. C’est un passage. Il faut le marquer. L’année qui se termine a produit son lot d’événements. La guerre a été et est toujours très présente dans le monde en cette fin d’année. Comme vous, je suis très touché par le sort des personnes qui vivent en ces pays marqués par la violence. Elles ont pourtant, elles aussi, le droit d’aspirer à une vie de paix, une vie où l’on peut faire des projets d’avenir… et manger à sa faim! Je souhaite que nos dirigeants poursuivent en 2008 la recherche de solutions de paix et que, selon nos possibilités, chacun et chacune d’entre nous les persuadions de maintenir ce cap. Au Québec, l’année 2007 a été marquée par la question des accommodements raisonnables. Un sujet complexe, s’il en est un. Pour la prochaine année, je souhaite que, collectivement et individuellement, nous poursuivions notre recherche sur les moyens d’améliorer notre vivre ensemble. À ce délicat chapitre des pratiques d’accommodement reliées aux différences culturelles, nous ne pensons pas toujours la même chose. Je ne crois pas que ce soit jamais possible d’ailleurs, ni même nécessaire. L’important est de se respecter mutuellement et de favoriser les situations qui nous permettront de mieux nous connaître. Je suis confiant que nous y travaillions collectivement dans un esprit de tolérance en 2008. Je termine cette dernière chronique de l’année en vous adressant mes vœux de santé, de joie et de paix. J’accompagne ces vœux de ma prière à Dieu qui nous invite à la liberté et à la coopération pour le bien de tous et de toutes. Que Dieu aide toute personne, de partout sur la terre, à construire un monde de paix, solidement fondé sur la justice, l’amour et la liberté! Bonne année 2008!
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