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Il est revenu le temps des fêtes... Le dimanche 23 décembre 2007
À travers la musique, les gens qui sont allés entendre le Messie et son célèbre Alléluia ont goûté au sacré qui enveloppe toute vie et que notre monde moderne occulte trop souvent. Son exécution dans une église rassemble les mélomanes dans un lieu et une atmosphère qui leur permettent de se dégager de l’aspect trop commercial de Noël pour pénétrer dans l’univers de l’au-delà du visible. Car à la source de l’inspiration et l’exécution du Messie, il y a les événements de la vie de Jésus que les chrétiens reconnaissent comme le Christ ou le Messie. Les deux mots sont synonymes. Le premier vient du grec, le second de l’araméen, mais ils ont la même signification : celui dont on attend le salut, le libérateur. Nous employons parfois ce nom pour désigner une personne qui apparait comme un sauveur capable de dénouer une situation sans issue. Une personne hors du commun qui peut résoudre à notre place ce qui va mal. On trouve les origines du mot messie dans l’histoire du peuple juif. Il s’agit d’un titre que l’on donnait aux rois de la dynastie de David. Il fait référence à l’onction d’huile que l’on faisait sur la tête du roi lors de son intronisation. Ce rite de consécration faisait du roi l’oint ou le messie du Seigneur Dieu. En tant que lieutenant de Dieu, le roi devait faire régner le droit et la justice, protéger les faibles et veiller à ce que tout le peuple soit fidèle à l’alliance que Dieu avait conclue avec Moïse. La plupart des rois ont déçu les attentes de la population. Celle-ci espérait que le prochain roi messie serait meilleur que le précédent. Lorsque la royauté disparaît en 587 avant Jésus Christ, on se met à espérer que Dieu suscitera un chef qui ressemblera et gouvernera le peuple selon l’esprit du Seigneur. Cet envoyé de Dieu sera le vrai messie. Du vivant de Jésus, certains ont pressenti qu’il pouvait être ce messie tant attendu. C’est la résurrection qui vint confirmer que Jésus est vraiment le messie. L’esprit de Dieu qui a libéré Jésus de la mort est le même Esprit qui habitait en lui et agissait pour réaliser la réconciliation avec Dieu et le salut des êtres humains. À la suite de Jésus, le chemin vers Dieu est enfin ouvert à tous. Noël invite les chrétiens à voir Jésus comme le messie. D’ailleurs depuis quatre dimanches, un chant traditionnel nous fait dire : « Venez divin Messie nous rendre espoir et nous sauver.» En le chantant, nous ne pensons pas que l’enfant de la crèche arrivera comme un sauveur ayant la solution miracle qui éliminera de notre vie toutes les difficultés que nous pourrions rencontrer. Jésus ne prend jamais notre place, mais il nous accompagne pour que nous puissions vivre notre vie à sa manière et traverser les difficultés de notre existence dans le même esprit de foi et d’amour que lui. Dans deux jours, nous allons vivre Noël. Je souhaite que cette fête ainsi que le temps de réjouissance qui s’y rattache soient pour vous tous une occasion de communion et de partage avec les personnes qui vous sont chères. Et que vous goûtiez à la joie qui est à l’origine de Noël, et qui appelle à la paix. Joyeux Noël à toutes et à tous ! |
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