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Maintenir la paix Le dimanche 11 novembre 2007 Le 11 novembre est une journée traditionnellement consacrée à la mémoire des soldats morts au combat. Instauré à la fin de la première guerre mondiale qui s’est terminée le 11 novembre 1918, ce jour, d’abord appelé Armistice, a été officiellement nommé Jour du souvenir au Canada en 1931. Le coquelicot est l’emblème officiel du Jour du souvenir. Vous avez probablement aperçu, si vous ne vous en êtes vous-même procuré un, ces épinglettes en forme de coquelicots vendues afin de recueillir des fonds pour les besoins des anciens combattants. Le 11 novembre, nous sommes invités à rendre hommage à ceux et celles qui sont morts au combat. N’oublions pas les familles de ces disparus, ces femmes et ces enfants endeuillés par l’horreur de la guerre. Peut-être avez-vous parmi les membres de votre famille ou celle de vos proches l’un des militaires qui a donné sa vie pour son pays. Notre regard se tourne vers eux en ce Jour du souvenir. En tant que chrétiens, nous portons ces personnes dans notre prière, ainsi que toutes celles qui souffrent présentement de la guerre et de ses atrocités. Le 11 novembre est aussi l’occasion de réfléchir au rôle important que l’armée peut jouer lorsqu’il est question de maintenir la paix. Dans bien des coins du monde, les tensions sont tellement fortes que seule une intervention militaire extérieure peut ramener ou maintenir la paix. C’est pourquoi les casques bleus, cette force de maintien de la paix de l’Organisation des Nations Unies, ont un rôle de premier plan à jouer dans les pays où la violence et la terreur règnent. Rappelons-nous également cet autre rôle important que joue l’armée dans le déminage des territoires immenses où sont enfouies des mines anti-personnelles. La lutte contre ces mines est d’une importance capitale lorsqu’il s’agit de sauver des vies innocentes. Il faut contribuer à rendre notre terre sécuritaire, afin que tous, petits et grands, puissent en profiter et contribuer à leur tour au mieux-être de la collectivité. Force nous est de constater que, dans bien des occasions, le simple maintien de la paix ne suffit plus. Il existe des situations où l’on ne peut fermer les yeux et laisser libre cours à des actes inqualifiables. L’intervention de l’armée est requise afin de protéger des populations civiles, habituellement très pauvres, souvent prises en otages dans des combats qu’elles ils n’ont pas voulus. Au nom de l’Évangile, la position de l’Église catholique envers la guerre est claire : celle-ci est inacceptable. On ne peut légitimement déclencher une guerre. Elle n’est jamais un chemin vers la paix. L’histoire l’a démontré : personne ne sort gagnant d’une guerre; au contraire, les inimitiés s’en trouvent grandies, des vies innocentes sont sacrifiées, des familles déchirées, etc. Cependant, une assistance militaire pour protéger des populations en danger est parfois légitimée. Il convient ici de faire preuve d’une grande prudence et d’un discernement particulièrement pointu. Ce rôle revient à nos dirigeants élus. Que l’Esprit Saint les accompagne dans cette lourde responsabilité; que notre prière les soutienne dans l’accomplissement de leur devoir. |
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