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Avant de se dire un dernier adieu Le dimanche 4 novembre 2007 Dimanche dernier, je rappelais que dans notre tradition québécoise, le mois de novembre était consacré à se souvenir de nos morts. J’aimerais aujourd’hui parler des rites funéraires. Celui ou celle qui revient au pays après quelques années d’absence constate que les façons de faire évoluent rapidement dans la Belle Province. Même si la majorité de la population se dit catholique, on constate aujourd’hui un comportement nouveau, quand la mort frappe à la porte. En quelques années, les rites funéraires se sont multipliés et personnalisés. Maintenant, chaque personne décide des rites entourant sa propre mort ou celle de ses proches. Traditionnellement, la collectivité déterminait ces rites. On les recevait de l’histoire et de la culture, ils étaient donnés. Grâce à ces rites, la mort était vécue dans un cadre connu qui permettait le deuil. En lisant les journaux, il m’arrive parfois de m’arrêter à la page des avis de décès. Un jour, j’ai noté que près des deux tiers des avis annonçaient une célébration des funérailles à l’église et un tiers une célébration au salon ou à la chapelle funéraire. Cette célébration avait des noms divers : liturgie de la parole, service religieux, réunion de prière, célébration d’adieu. Parmi les transformations les plus importantes, on note en premier lieu la volonté de se faire incinérer, puis, vient la décision de ne pas avoir de funérailles à l’église. Dans ce dernier cas, la plupart du temps, on opte pour que quelque chose de religieux soit accompli au salon funéraire. Ces transformations montrent qu’il est important d’indiquer à nos proches, de façon claire, que nous voulons des funérailles catholiques à l’église, si telle est notre volonté. Autrement, il peut arriver, sous le coup de l’émotion du moment ou pour diverses raisons, que ceux qui ont à prendre des décisions entourant notre mort n’agissent pas comme nous l’aurions souhaité. Dans ce contexte nouveau, il est bon de rappeler la politique du diocèse de Montréal concernant les funérailles des catholiques. La célébration à l’église et en présence du corps est privilégiée, mais il n’est pas exclu qu’elle ait lieu en présence des cendres. Dans les deux cas, la messe peut être célébrée lorsque la famille ou une part importante de l’assemblée est apte à y participer activement. Le diocèse autorise également une «célébration d’adieu» sans messe, au salon ou à la chapelle funéraire. Cette célébration comprend un rite d’accueil, la proclamation de la Parole de Dieu, des prières de louange, d’action de grâce et de demande, puis un rite d’adieu. Ces diverses manières de faire sont toutes inspirées par la foi chrétienne. Chacune témoigne de la dignité de toute personne humaine et de l’amour que Dieu porte à chacun et chacune d’entre nous. Elles rappellent que le Christ Jésus a donné sa vie pour que l’humanité vive éternellement. Elles considèrent la mort comme un passage vers une vie nouvelle. Elles sont toutes des célébrations d’adieu. Pour qui est chrétien, la foi vient éclairer la mort, ce passage obligé de toute vie, et les rites funéraires témoignent de la vie éternelle avec Dieu et sont chargés d’espérance. C’est pourquoi l’église est le lieu privilégié de la célébration des funérailles. |
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