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Journée internationale de
lutte contre la pauvreté

Le dimanche 14 octobre 2007

D’année en année, les statistiques restent les mêmes. Une forte proportion des enfants montréalais vivent dans des familles dont le revenu est très faible, voire sous le seuil de la pauvreté.

Entre 1980 et 2000, les familles des quartiers les plus démunis ont subi une baisse de 2,5% de leurs revenus tandis que dans les quartiers les plus favorisés, les familles ont bénéficié d’une augmentation de 12,5%. L’écart grandit sans cesse entre riches et pauvres, même ici, dans notre pays prospère. C’est inacceptable.

Bien sûr, il existe des programmes gouvernementaux destinés à soutenir les familles défavorisées. Selon une étude de l’Institut de la statistique publiée l’an dernier, l’aide de l’État a permis de réduire de 35% à 16% de la population, le taux de personnes pauvres au cours des dernières années. C’est bien. Mais il faut plus, bien plus. C’est ce à quoi travaille le Collectif pour un Québec sans pauvreté, un vaste regroupement d’organismes communautaires et de syndicats.

Pour les membres du Collectif, l’objectif est clair. Il faut en arriver à ce que les personnes appauvries ne doutent plus de l’avenir de leurs enfants parce qu’elles auront les moyens de se sortir du pétrin par elles-mêmes. Il est important que le fruit de leur travail leur permette de combler les besoins de base de leur famille: logement, nourriture, vêtements, fournitures scolaires obligatoires. Il faut qu’elles puissent vivre sans craindre les imprévus, auxquels toutes les familles doivent faire face parce que le petit dernier a cassé ses lunettes ou que le réfrigérateur est irréparable.

Le mercredi 17 octobre, ce sera la Journée mondiale du refus de la misère. Cette journée, reconnue par l’ONU, est consacrée à réfléchir individuellement et collectivement aux moyens que nous devons prendre pour lutter contre la misère, avec les personnes qui en souffrent.

Parrainée par l’organisme ATD-Quart Monde, la journée mondiale du refus de la misère est soulignée dans plus de 55 pays. De nombreuses activités de solidarité et de réflexion sont organisées un peu partout. Ainsi, une marche silencieuse aura lieu à Montréal mercredi soir. Le rassemblement des marcheurs est prévu à 18 h au Parc Émilie-Gamelin. L’invitation s’adresse à tous ceux et celles qui refusent d’accepter que la misère afflige une partie de la population, dans un pays aussi prospère que le nôtre, à tous ceux et celles qui cherchent des solutions durables.

Parce que nous trouvons inacceptables les inégalités entre les humains. Parce que plusieurs désespèrent de trouver leur place dans la société. Parce que certaines personnes ont du mal à trouver un sens à leur vie. Il s’agit de nous unir dans notre pays et à travers le monde pour que le droit des personnes à une vie décente soit respecté.

Nous sommes tous et toutes touchés par le sort malheureux de nos frères et nos sœurs, où qu’ils vivent. Nous devons collaborer à l’amélioration de leur situation en donnant nous-mêmes de notre argent, de notre temps et de nos talents et aussi en exigeant de nos gouvernants qu’ils mettent sur pied des programmes d’aide adéquats.

Notre tradition religieuse est marquée par le souci du partage. Dieu se présente à nous comme un Dieu qui donne. Cette grâce reçue doit être rendue à l’autre. Ainsi se tisse un peuple où les biens circulent et où tous et toutes ont leur place au soleil.

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14 octobre 2007