|
|
|
| ||||
|
|
|
|
|
|
| |
|
|
Quand septembre arrive Le dimanche 2 septembre 2007 Voilà à nouveau la rentrée. Il me semble que plus on vieillit, plus les saisons passent vite. L’été est déjà terminé. Avec la Fête du travail, le rythme régulier des activités reprend. Pour plusieurs d’entre nous, les vacances sont finies depuis un bon moment, mais le mois de septembre vient sonner le glas de ce rythme allégé que nous aimons adopter l’été. Nous devons reprendre les activités dites normales. Même s’il est parfois difficile, le nouveau départ amorcé chaque année en septembre a peut-être beaucoup plus de sens que nous pourrions le penser. Je crois que pour vivre de la façon la plus harmonieuse possible, il est indispensable qu’une partie de notre temps soit consacrée à l’organisation et à l’amélioration de notre monde. Notre emploi nous donne l’occasion de découvrir la valeur de nos gestes, de nos attitudes, de notre service du prochain. Chacun et chacune, nous pouvons dire comment ce que nous faisons est une contribution, si petite soit-elle, à la collectivité. C’est pour cela que notre société doit avoir comme objectif le plein emploi. Cette façon de voir nous fait sortir d’une vision purement individualiste et personnelle du travail. Le travail est plus qu’un gagne-pain. C’est aussi notre contribution à la construction de la cité humaine. Malheureusement, ce sens du travail est souvent perverti. Pour certains, les conditions de travail sont telles qu’on peut presque parler d’esclavage. Pour d’autres, la « carrière » prend tellement de place que le travail s’en trouve réduit à un simple moyen de valorisation personnelle où la course à la promotion prime sur tout : famille, collègues, santé. Le travail n’est facile pour personne. Le marché du travail demeure encore inaccessible à plusieurs, il ne faut pas l’oublier. Comme société, nous devons nous donner les moyens de conserver au travail toute sa noblesse. Et que l’humain y tienne la première place. Chaque année, à l’occasion de la rentrée, je suis invité à présider une célébration eucharistique à l’occasion de l’ouverture des tribunaux à Montréal. Célébrée le jeudi 6 septembre à la Chapelle du Sacré-Cœur de la Basilique Notre-Dame, située tout près du Palais de Justice, la « messe rouge » existe depuis près de soixante-cinq ans dans notre ville. L’origine de la messe rouge remonte en France, au XIVe siècle. À cette époque, la nouvelle année judiciaire débutait par une messe de rentrée, dite Messe du Saint-Esprit ou messe rouge, célébrée par l’évêque de Nancy en présence des officiels de la cour. Tous étaient vêtus de rouge. Cette coutume s’est implantée chez nous. Les gens de loi exercent une fonction de première importance dans notre société, celle de veiller au maintien et à la vitalité des lois. Là où les lois sont inexistantes ou inadaptées, il y a un risque pour la démocratie. Les lois sont au service d’une société qui a son passé, son présent et son avenir. Elles ont à garder vivantes les racines des peuples et à assurer leur marche quotidienne. Elles n’ont pas à être trop en avant de ce qui se vit dans la société. Elles n’ont pas n’ont plus à freiner son évolution. À cet égard, les hommes et les femmes de loi ont à veiller au maintien des valeurs sur lesquelles repose notre société en même temps qu’ils doivent être attentifs aux nouveaux courants qui méritent d’être soutenus. La tâche n’est pas facile à assumer comme l’est toute tâche orientée vers la construction d’une civilisation fondée sur la justice, le respect et la fraternité. Je prie Dieu de les soutenir et de les éclairer dans l’exerce de leurs fonctions.
|
| ||||
|
|
Biographie | Homélies et allocutions | textes officiels | Chronique du Journal de Montréal www.diocesemontreal.org | |||||