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Développement et Paix célèbre ses 40 ans.

Le dimanche 3 juin 2007

Hier, à l’Oratoire, nous étions des centaines de personnes à prendre part à la célébration de la messe que j’ai présidée pour marquer le quarantième anniversaire de fondation de Développement et Paix.

Les catholiques qui participent et contribuent à la campagne Carême de partage connaissent bien Développement et Paix. D’autres personnes ont pu découvrir cet organisme grâce au comédien Luc Picard qui en a été le porte-parole dans les médias durant la campagne.

Les mots développement et paix laissent déjà deviner la nature et le rôle de cet organisme qui mérite d’être mieux connu. J’aimerais vous en parler ce matin.

Développement et Paix est l’organisme officiel de développement international de l’Église catholique au Canada. Il a été fondé en 1967 par la Conférence des évêques catholiques du Canada. Ces derniers ont voulu ainsi donner suite à l’encyclique Populorum Progressio sur le développement des peuples du pape Paul VI qui y affirmait que « le développement est la nouvelle incarnation de la paix ». Car la paix n’est pas simplement l’absence de guerre. Elle se bâtit un peu chaque jour par la justice qui s’établit entre les êtres humains. Ce principe guide toute l’action de Développement et Paix.

Les valeurs de l’Évangile inspirent les objectifs de Développement et Paix, en particulier l’option préférentielle pour les pauvres. Ce qui est visé c’est d’aider les gens des pays du Sud à sortir de la pauvreté grâce à des initiatives communautaires qui vont dans le sens d’un développement durable. C’est aussi travailler à sensibiliser les Canadiens et les Canadiennes aux questions qui sont liées au déséquilibre Nord-Sud.

Depuis 1967, Développement et Paix a distribué 460 millions de dollars afin d’améliorer les conditions de vie et de travail des habitants de 70 pays en Afrique, au Moyen-Orient, en Asie, en Amérique du Sud et aux Caraïbes. Les fonds qui sont versés à l’étranger contribuent à financer des organismes sociaux œuvrant à la base. Ceux-ci sont dirigés par des personnes qui connaissent bien les problèmes auxquels sont confrontés les pays en voie de développement. Ces partenaires du Sud aident Développement et Paix à déterminer la nature de son engagement outre-mer. Depuis sa création, l’organisme a financé 14 300 projets locaux aux quatre coins du monde dans les domaines de l’agriculture, l’éducation, l’action communautaire, la consolidation de la paix et la défense des droits humains.

De plus, Développement et Paix recueille et achemine les contributions des Canadiens afin d’apporter des secours d’urgence dans le cas de catastrophes naturelles comme les inondations, les tremblements de terre, les tsunamis ou encore lors de conflits civils ou autres tragédies humaines.

Développement et Paix repose sur la participation de ses membres. Il est régi par les membres eux-mêmes, financé par les collectes de fonds dans les paroisses, les dons individuels et des subventions gouvernementales, provenant surtout de l’Agence canadienne de développement international (ACDI). Être membre de Développement et paix signifie : faire partie d’un mouvement international de justice sociale, travailler pour la justice et la paix, pouvoir participer à des activités d’éducation et de collectes de fonds locales et avoir la possibilité de voter lors des assemblées du mouvement. Pour en savoir plus, consulter le site de l’organisme : www.devp.org.

Développement et Paix célèbre ses 40 ans. Il a une feuille de route bien remplie dont il peut être fier. À nous de l’aider à aller plus loin.


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3 juin 2007