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Les Sulpiciens de Montréal : 350 ans de présence. Le dimanche 27 mai 2007 L’année 2007 marque un anniversaire bien particulier à Montréal : nous soulignons cette année les 350 ans de présence des prêtres de Saint-Sulpice, « les Sulpiciens » à Montréal. Si plusieurs les connaissent, il faut admettre que leur présence ici se fait plus discrète aujourd’hui qu’elle ne le fut dans ses origines. Les Sulpiciens ont grandement marqué l’histoire de Montréal. Permettez-moi ici de rappeler les grandes lignes de ces 350 années de leur présence à Montréal. C’est en août 1657 que débarquent les quatre premiers prêtres de la Compagnie de Saint-Sulpice à Montréal. Originaires de Paris, ils sont envoyés à Montréal dans le souci de soutenir la fondation de la ville naissante, alors nommée Ville-Marie. Lorsqu’ils arrivent ici, tout est à construire. Tout en exerçant un pouvoir certain sur les destinées de Montréal, les membres de la communauté, puisqu’ils deviennent propriétaires et « seigneurs » de Montréal, contribuent à fonder une société catholique en facilitant les œuvres éducatives et caritatives. De plus, les Sulpiciens travaillent au niveau culturel, dotant ainsi la ville naissante de nombreuses institutions qui vont marquer son développement. Parallèlement à ce développement, ils assurent la vie pastorale de l’Église naissante par l’organisation des paroisses et l’évangélisation auprès des peuples autochtones. Le premier siècle de la présence des Sulpiciens à Montréal constitue un temps de fondation. Au moment de la Conquête britannique, la compagnie de Saint-Sulpice au Canada connaît une période difficile, s’affaiblissant considérablement. Des ententes avec le gouvernement permettront d’admettre de nouveaux prêtres de France, venant relancer l’œuvre à Montréal. Les Sulpiciens fondent le Collège de Montréal en 1806. Comme il faut bien s’en douter, de nombreuses querelles politiques et religieuses viennent marquer l’histoire de la compagnie. Il faudra attendre 1840 pour que les choses se replacent. C’est durant cette année qu’une corporation civile est créée et que l’évêque de Montréal d'alors, Mgr Ignace Bourget, confie officiellement la formation des prêtres aux Sulpiciens. Par la suite, la communauté connaît une période d’expansion pendant laquelle les Sulpiciens construiront des églises, fonderont des œuvres de charité et d’éducation. Tous ces projets ont évidemment un coût et la crise économique de 1929 vient effacer les espoirs de rembourser les dettes. Les sulpiciens devront se départir de plusieurs de leurs biens. La bibliothèque Saint-Sulpice est acquise par le gouvernement pour en faire la Bibliothèque nationale du Québec. Malgré ses déboires financiers, la compagnie de Saint-Sulpice se montre généreuse pour la reconstruction de l’Université de Montréal suite à l’incendie de 1919. Bien entendu, la révolution tranquille affecte les Sulpiciens. La laïcisation de l’éducation et la diminution importante du nombre de séminaristes sont certainement au cœur des bouleversements pour la compagnie. Aujourd’hui, les Sulpiciens continuent d’assurer avec fidélité la formation de nos futurs prêtres. Ils trouvent un élan nouveau dans leur vocation missionnaire au Japon et en Amérique latine. Un excellent volume, publié il y a quelques mois par un collectif d’historiens, nous permet d’apprécier la contribution étonnante des Messieurs de Saint-Sulpice à la fondation et à la vie de Montréal qu’on appelait jadis « Ville-Marie ». Il s’agit du livre Les Sulpiciens de Montréal – Une histoire de pouvoir et de discrétion 1657-2007. En vente dans plusieurs librairies. Il me fait plaisir de rendre un hommage particulier à ces hommes dévoués et confiants dans la Providence. Puisse leur exemple nous donner un élan nouveau dans notre mission d’évangélisation! |
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