Diocèse de Montréal

photos

diocesemontreal.org

accueildonsliensnous joindreenglish

 

 

 

 

 

 

 

histoirearchevêque
biographie homélies textes officiels Journal de Montréal

Présence au monde
organisation
activités
communications

filet

C'est son jour de fête.

Le dimanche 13 mai 2007


Il y a certaines fêtes qu’on ne saurait oublier tant elles nous fournissent l’occasion d’exprimer ce qu’il a de plus profond en nous. La fête des mères est de ce nombre.

Souvent dans la vie de tous les jours, la retenue, l’éducation reçue ou la culture, nous empêchent d’exprimer les sentiments que l’on ressent à l’endroit de notre mère. Ce que l’on faisait tout naturellement étant enfant, on ne le fait plus maintenant ou rarement. L’âge adulte a chassé cette spontanéité et nous a amené à taire ces mots et ces gestes du cœur qui venaient si facilement autrefois. On aime notre mère, on apprécie ce qu’elle est et ce qu’elle a fait pour nous, mais, pour la plupart d’entre nous, on ne l’exprime pas ou si peu ou si mal.

Il est bon qu’un dimanche, par année, soit consacré à honorer notre mère, et nous rappelle que les liens du cœur sont les plus importants et les plus gratifiants. Nous attendons parfois des personnes exprimer leur regret de ne pas avoir dit à leur mère ou à leur père, de leur vivant, qu’ils les aimaient. Maintenant, la mort les empêche pour toujours de le faire. Cela devrait nous inciter à ne pas adopter le même comportement et profiter de cette fête pour laisser parler notre cœur.

On cherche parfois ce qui pourrait, en ce jour, lui faire plaisir et lui exprimer notre attachement. On hésite entre le chocolat, les fleurs, le repas au restaurant ou le présent particulier. Le choix du cadeau importe peu, s’il n’est pas l’expression de ce qu’on ressent vraiment pour elle. Si notre cœur est indifférent ou se sent obligé par les circonstances, le plus beau, le plus couteux des cadeaux n’a aucune valeur. Pour notre mère, le cadeau qui lui fait chaud au cœur, c’est nous. C’est notre amour qui lui révèle qu’elle a toujours une place dans notre vie malgré les années, qu’elle nous est chère et que nous sommes son enfant sur lequel elle peut toujours compter.

La fête des mères nous offre une belle occasion de refaire des liens que les circonstances de la vie nous ont peut-être amené à ne pas entretenir ou à laisser se briser. Il n’est jamais trop tard pour reprendre contact et laisser le flot de la vie affective couler à nouveau entre parent et enfant. La rancune et la haine font du mal avant tout à celui ou celle qui lui donne résidence. Le pardon libère et permet de guérir les blessures de nos relations.

Le mois de mai convient bien à la fête des mères. Mai est le mois où le printemps nous revient vraiment, le mois où la vie commence à nouveau à se manifester. C'est un mois qui cadre avec l’expérience de donner la vie. Être mère, c’est être à l’origine de notre existence et nous nourrir de son sang et avant tout de son amour. C’est veiller sur nous et nous consoler. C’est assurer notre vie et combler nos besoins pour nous développer. En ce dimanche de mai qui lui est consacré, c’est un juste retour des choses que nous fassions tout en notre possible pour qu’il soit un jour particulier et rempli d’expression de notre amour filial.

Pour plusieurs, ce jour de fête est assombri par la maladie qui retient des mères à l’hôpital ou dans des centres hospitaliers. L’âge confine d’autres dans des résidences. Il ne faudrait pas les oublier. Elles encore plus besoin de présence et de marque d’affection. Il est pénible de constater que la vieillesse crée un cercle de solitude, plus encore quand les personnes âgées ont une santé fragile. La fête des mères devrait être une manifestation de la piété filiale. S’il y a un jour où elle doit s’exprimer particulièrement, c’est aujourd’hui. À toutes les mamans, je souhaite une belle fête des mères.

notre Archevêque


Histoire
| Archevêque | Présence au monde | Organisation | Activités | Communications
accueil | dons | liens | nous joindre | english

Biographie | Homélies et allocutions | textes officiels | Chronique du Journal de Montréal

www.diocesemontreal.org
13 mai 2007