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Il a déjà donné.
Le dimanche 6 mai 2007 Vous avez peut-être vu dans nos rues ou dans ce journal des affiches illustrant le Christ en croix avec le thème Il a déjà donné. C’est une création de l’agence de publicité BOS pour la collecte annuelle de l’Église catholique de Montréal. Elle reprend une œuvre que j’aime beaucoup, intitulée The Crucifixion et créée en 1904 par le peintre Odilon Redon. Depuis près de vingt ans, l’Église fait appel aux dons de ses membres et même du grand public pour mener à bien sa mission de faire connaître le message du Christ. Quoi qu’on en dise, l’Église existe toujours. Certes, sa présence n’est pas aussi évidente qu’il y a quelques décennies. Elle traverse parfois certaines secousses comme toute institution. Mais elle est toujours là, bien présente, et elle fait face aux difficultés qu’elle rencontre. Afin de préparer son passage aux années 2000, l’Église catholique de Montréal a tenu un synode à la fin des années ’90. Un synode est une consultation qui dure quelques années. À Montréal, c’était le deuxième depuis la fondation du diocèse en 1836. Il s’agissait donc d’une étape importante de notre histoire qui nous a donné un souffle nouveau. C’est ainsi que nous avons décidé de mettre l’accent sur l’éducation de la foi de nos plus jeunes membres tout en intensifiant nos formes de présence à la société, particulièrement auprès des plus démunis. Pour y arriver, nous avons mis sur pied de nouveaux programmes pour lesquels nous devons faire concevoir des outils de formation et d’animation adéquats, tout en assurant la formation d’un personnel compétent. Les sommes recueillies au cours de la présente collecte nous y aideront grandement. Nous avons aussi résolu de revoir nos modes de fonctionnement, de réévaluer les formes de vie des communautés paroissiales de façon à ce qu’elles aient en main tous les atouts pour mener à bien leur mission. L’Église catholique de Montréal regroupe plus de 230 paroisses qui peuvent compter sur la participation active de leurs fidèles. Chacune d’entre elles occupe une place significative dans son milieu. Elle contribue à créer et à maintenir le tissu social. On compte sur elle. Outre les services reliés au culte, l’église paroissiale est souvent le lieu où logent de nombreux organismes de soutien et d’entraide. Malheureusement, dans de nombreux quartiers défavorisés, les paroisses manquent de ressources pour répondre aux besoins et souvent, elles doivent lutter pour leur survie. La collecte que nous faisons chaque printemps nous permet de les soutenir afin de maintenir une présence parmi les plus pauvres de notre société. C’est très important pour nous. Enfin, nous avons à entretenir un important patrimoine immobilier. Il en a été abondamment question au cours des deux dernières années. Nos ancêtres ont bâti ces églises qui font partie du paysage de notre ville. Depuis des décennies, l’Église déploie des énergies considérables pour les conserver et les mettre en valeur. Sans la collecte du printemps, ce serait quasi-impossible dans plusieurs milieux. Le diocèse de Montréal est comme une grande famille. Il compte plus d'un million et demi de personnes qui s’expriment dans une trentaine de langues différentes. C’est une large part de la population totale qui se tourne vers l’Église catholique plus ou moins souvent, mais toujours dans des moments importants de la vie. Nous voulons demeurer présents à tous ceux et celles que les aléas de la vie, tout autant que les plus grandes joies, amènent à nos portes. Merci de nous aider. |
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