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Des vocations au service de l'Évangile
Le dimanche 29 avril 2007 Dans toute l’Église, nous célébrons aujourd’hui la journée mondiale de prière pour les vocations. C’est là l’occasion de prendre conscience de l’importance de se mettre à l’écoute des appels que Dieu nous lance. En effet, la vocation est avant tout un appel de Dieu. Comme il a appelé ses premiers disciples pendant sa vie publique, Jésus le Christ continue d’interpeller et d’inviter à sa suite des hommes et des femmes de toutes les nations. Le premier appel est celui du baptême : par ce sacrement, nous répondons à l’invitation de Jésus à tout laisser pour le suivre et nous accueillons la Bonne nouvelle : Dieu nous aime! Notre cœur peut se réjouir! Mais le baptême n’est que le début d’une aventure qui nous conduit sur des chemins toujours nouveaux. Plusieurs percevront, à un moment ou l’autre de leur parcours, un appel au mariage. Pour ces gens, c’est dans le mariage que se réalise leur chemin vers Dieu. Mais pour d’autres, un autre appel, bien particulier, se fait entendre : devenir prêtre, religieux ou religieuse. Ou encore consacrer sa vie dans un Institut séculier ou dans une communauté nouvelle. Afin de poursuivre sa mission, Dieu pourvoit aux besoins de son Église en donnant à son peuple des personnes pour le service de l’Évangile et de l’Église. Remercions-le! Force nous est de constater que trop peu répondent à l’appel. Nous avons besoin de plus de prêtres et de personnes consacrées! Les besoins sont criants : les communautés paroissiales ont besoin de pasteurs, les pauvres ont besoin d’aide, le monde a besoin de témoins de Dieu… le monde a soif de Dieu. Comment expliquer la faiblesse de la réponse aux appels que Dieu lance? On ne peut pointer un facteur unique qui expliquerait tout à lui seul. Des changements culturels importants ont bouleversé et bouleversent encore notre société, et cela a affecté directement la question des vocations dans l’Église. Dans un premier temps, remarquons que le domaine des vocations religieuses n’est pas le seul domaine touché par une diminution de l’engagement. De plus en plus, les carrières sont marquées non par une continuité, mais plutôt par une succession de changements d’emploi. Ce phénomène du « temporaire » affecte directement la capacité d’un engagement définitif. Cet engagement est requis lorsque nous parlons d’un projet de vie, qu’il s’agisse du mariage, de la vie religieuse ou de la prêtrise. Nous croyons que c’est dans la plénitude d’un engagement total et définitif qu’une personne peut pleinement répondre à l’appel vocationnel. Nous devons rappeler cette dimension importante de la vie humaine, trop souvent mise de côté : c’est dans le don de soi, un don qui peut aller loin, que nous nous réalisons pleinement. Je remarque aussi que le sens donné à la vie religieuse ou à la prêtrise est souvent déformé. On me parle parfois de la prêtrise comme d’un emploi, une carrière ou une profession. Ainsi conçus, le ministère presbytéral ou la vie religieuse seraient vidés de leur sens profond. Nous ne parlons pas ici d’un projet de carrière, mais bien d’un projet de vie. Nous ne sommes pas dans le domaine de l’emploi, mais bien du don de soi. Il est donc important de rappeler cet aspect central de la vocation chrétienne. Il y a une cinquantaine d’années, il était normal et même valorisé de devenir prêtre. Aujourd’hui, cela n’est plus dans les options d’orientations présentées aux jeunes. La valeur est donnée davantage à la « réalisation personnelle », souvent au détriment de valeurs altruistes. C’est pour cela que les catholiques ont le devoir de faire connaître cette réalité et de rappeler que Dieu appelle, encore aujourd’hui. En priant pour les vocations, nous supplions Dieu de continuer à lancer ses appels. En même temps, nous ouvrons notre cœur à cette réalité. Prions, afin que plus de jeunes soient attentifs à cette dimension importante de la vie.
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