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Journée mondiale de la jeunesse 2007 Le dimanche 1er avril 2007 La Journée mondiale de la jeunesse (JMJ) a lieu chaque année mais elle suscite particulièrement l’attention des médias lorsqu’elle devient un grand rassemblement de centaines de milliers de jeunes autour du Pape. La JMJ devient alors un événement international.
Ce fut le cas notamment à Toronto en 2002 et à Cologne en 2005. La prochaine JMJ internationale aura lieu en 2008, à Sydney, en Australie. Des jeunes de chez nous se préparent depuis quelque temps déjà à y participer.
Entre ces grands rassemblements mondiaux de la jeunesse, il y a chaque année, dans tous les diocèses catholiques du monde, la Journée Mondiale de la Jeunesse qu’on célèbre le dimanche des Rameaux.
La JMJ est devenue en quelques années le rassemblement phare de la jeunesse catholique dans un grand nombre de diocèses dont le nôtre. Cette activité répond au besoin des jeunes de vivre une expérience forte de solidarité et de développer leur sentiment d’appartenance à une communauté de foi. Même si le rassemblement propose aux jeunes une démarche spirituelle, il est aussi l’occasion de fêter et de se réjouir.
C’est hier après-midi que la JMJ 2007 a eu lieu dans notre diocèse de Montréal. Les jeunes se sont donné rendez-vous à la Basilique St. Patrick. Ils y ont reçu un enseignement catéchétique de la part de Mgr Anthony Mancini, l’un des évêques auxiliaires. Après une période d’échange et la possibilité de célébrer le sacrement de la réconciliation, les jeunes se sont ensuite déplacés vers la cathédrale Marie-Reine-du-Monde.
Cette marche commémore l’entrée de Jésus à Jérusalem où la foule exubérante l’avait acclamé comme son roi. Le récit de la Passion et la célébration eucharistique du dimanche des Rameaux ont constitué le point culminant du rassemblement.
Cette année, le Pape Benoît XVI a choisi comme thème de la JMJ la parole de Jésus : Comme je vous ai aimés, aimez-vous les uns les autres. Jésus qualifie de nouveau ce commandement qu’il livre à ses disciples au cours du dernier repas qu’il partage avec eux. Dans le récit que nous en donne l’évangéliste Jean, l’énoncé de ce commandement suit le geste étonnant du lavement des pieds. À travers ce geste réservé aux serviteurs de la maison, Jésus affirme qu’il est venu pour servir l’humanité. Mais il va encore plus loin : il annonce par ce geste humble qu’on ne lui enlèvera pas sa vie. Il se saisit plutôt de sa mort pour en faire le don librement consenti de sa vie, dans un geste ultime d’amour.
Le commandement de l’amour fraternel rejoint sans nul doute le désir profond de tous les êtres humains d’aimer et d’être aimés, de vivre dans la paix et la concorde. Il contribue de façon positive à la construction d’un monde meilleur fondé sur des rapports fraternels entre les hommes. Jusqu’ici, on peut se demander en quoi le commandement de Jésus est nouveau.
Là où le commandement est nouveau, c’est dans ce petit bout de phrase que l’on oublie trop souvent : Comme je vous ai aimés. Jésus a surtout voulu que le don de sa vie fasse tache d’huile, que son amour extrême se prolonge dans et par la manière d’être et de vivre de toute personne qui voudra être son disciple. On connaît la demande d’aimer son prochain comme soi-même. Au moment de donner sa vie, Jésus demande d’aimer son prochain comme lui, Jésus, l’aime. En somme, il nous demande de faire mémoire de lui et du salut qu’il apporte à l’humanité. En nous branchant sur son amour, nous pourrons produire des fruits de paix et de justice, de partage et de solidarité, de respect et de pardon.
Je souhaite que la Semaine Sainte suscite en vous le désir de produire l’un ou l’autre de ces fruits en mémoire de Jésus Christ.
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