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Ne pas être malade seul. Le dimanche 11 février 2007 Avec un peu de chance, les êtres humains passent plusieurs décennies de leur vie sans trop connaître la souffrance physique. Bien sûr, il y a des exceptions, des accidents, des maladies précoces, contagieuses ou chroniques. Mais en général, nous vivons comme si la santé allait durer toujours. Et c’est normal. Pourquoi s’en faire quand tout va bien?
Quand la maladie survient, la première réaction est de la combattre, de la soulager, de trouver le remède ou le traitement pour guérir. Nous possédons en nous un instinct de vie et de survie qui contredit la maladie. Cet instinct nous pousse à ne pas baisser les bras avant d’avoir tout tenté pour enrayer le mal.
Tôt ou tard, la maladie nous oblige à constater que, loin d’être invincibles, nous sommes fragiles. Quand elle se conjugue avec l’âge, toute la vie devient difficile. La solitude s’installe souvent. C’est le début de la dépendance envers les autres. L’univers se rétrécit progressivement : sa maison, son appartement, sa chambre.
Plusieurs questions naissent. Pourquoi vieillir? Pourquoi souffrir? Pourquoi, malgré tous les progrès de la science, la maladie aurait-t-elle le dernier mot? Tout cela a-t-il un sens? Pourquoi vivre? Et Dieu? Ces questions demandent à être partagées avec une personne qui accompagnera le ou la malade dans sa recherche de sens.
Cette forme de présence auprès des malades est importante pour nous chrétiens, car elle est une forme de rencontre avec le Christ qui s’identifie avec les personnes qui souffrent. « J’étais malade et vous m’avez visité », rappelle-t-il. (Matthieu 25, 36)
Dans les hôpitaux, un service de pastorale existe pour répondre à ces besoins de l’âme. Cependant, depuis le virage ambulatoire, environ 15% seulement des malades sont soignés dans les institutions de santé. Les autres reçoivent des soins à domicile. C’est la majorité des malades.
Pour faire face à cette situation, une religieuse du diocèse de Montréal a eu l’idée de créer un service d’accompagnement spirituel des personnes malades et des personnes âgées à domicile ainsi que de leurs proches. Ce service est rendu possible grâce au soutien financier de la Fondation Les Amis de Jeanne-Mance et avec la collaboration de centaines de bénévoles.
Mis sur pied au cours des années ‘90, le service rejoint des milliers de personnes malades et/ou âgées. Ainsi l’an dernier, les quelque six cents bénévoles ont effectué plus de 28 600 visites.
La demande vient régulièrement des CLSC et des centres de personnes âgées avec qui nous collaborons. Mais très souvent, les gens sollicitent le service pour eux-mêmes, pour leurs proches, pour leurs patients. On veut simplement parler, être rassuré, prier, communier. N’être plus seul. Confier ses plus grandes angoisses à quelqu’un de neutre.
Ainsi cette année, nous prévoyons une augmentation d’environ 8% des demandes. Malheureusement, il manque de bénévoles pour satisfaire tous les besoins exprimés sur le territoire du diocèse de Montréal. Plusieurs personnes doivent attendre.
Vous avez peut-être un intérêt pour ce type d’activité? N’hésitez pas à vous informer auprès de la responsable, Sœur Madeleine Saint-Michel (514 925 4300 poste 211). Les bénévoles appartenant au service d’accompagnement spirituel reçoivent une formation d’une quarantaine d’heures leur permettant de soutenir la personne qui consulte, de l’accompagner dans sa solitude et sa souffrance. Aujourd’hui, c’est la journée mondiale des malades. Cette journée vient nous rappeler le besoin de présence à assurer auprès de ceux et celles qui sont aux prises avec la maladie. Dans la tradition chrétienne qui est la nôtre, le soin des malades est bien ancré. À la suite de Jésus se penchant sur ceux et celles qui souffrent, sachons accorder une première place aux personnes malades et/ou âgées.
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