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Consacrer sa vie à Dieu... et aux autres.

Le dimanche 28 janvier 2007

Les plus âgés d’entre nous ont souvent connu dans le passé une religieuse dévouée qui a marqué leur vie d’écolier ou d’étudiant. En ce temps-là, une très forte proportion du corps enseignant était composée de sœurs, de frères ou de pères.

Les religieuses et les religieux ont été des personnes présentes dans la vie du Québec, dans son histoire. L’enseignement primaire et secondaire leur doit beaucoup. Ils ont marqué nos collèges classiques, nos pensionnats, nos hôpitaux où une bonne partie des infirmières étaient religieuses.

Aujourd’hui, on les voit beaucoup moins, mais les constructions que les communautés ont érigées marquent toujours le paysage de nos villes. Ces édifices sont parfois utilisés pour des projets éducatifs, communautaires ou résidentiels. Si elles sont moins visibles, les communautés religieuses existent toujours, et pour rendre compte de l’émergence de nouvelles formes de vie consacrée, on les appelle aujourd’hui instituts de vie consacrée. Car il y a encore des hommes et des femmes qui choisissent aujourd’hui de se consacrer à Dieu. Et ces personnes sont très présentes à la vie de notre société.

Lors de la Conférence Promesse du Millénaire qui a eu lieu à Montréal en novembre dernier, j’ai été appelé à souligner l’importance des œuvres des instituts de vie consacrée dans le diocèse de Montréal. En préparant ma communication, j’ai été moi-même impressionné par le grand nombre et la variété de leurs activités.

Saviez-vous qu’une trentaine de communautés œuvrent auprès des enfants, notamment ceux qui proviennent de milieux défavorisés? Ainsi, certaines aident les enfants à faire leurs devoirs scolaires, d’autres organisent des activités parascolaires, culturelles et sportives. Certaines travaillent à prévenir le décrochage scolaire et la délinquance ou aident les jeunes à sortir de la rue. On trouve aussi des religieux et des religieuses qui assistent les enfants et leurs parents pour qu’ils puissent se nourrir quotidiennement et d’autres qui offrent des services de garde ou organisent des camps de vacances.

En matière d’accueil et d’aide aux immigrants et aux réfugiés, quelques organismes de vie consacrée assurent des services divers aux familles qui arrivent chez nous. On sait que ces familles sont souvent démunies et seules, vivant dans des conditions plus que modestes. Enfin, il faut souligner l’action de ceux et celles qui visitent les enfants malades, qui accueillent des femmes et des enfants victimes de violence ou qui prodiguent de l’aide d’urgence.

Et cela ne date pas d’hier. Il y a quelque temps, j’ai eu l’occasion d’assister au lancement d’un livre sur l’œuvre des Sœurs de Notre-Dame-des-Sept-Douleurs qui, depuis plus d’un siècle, se consacrent aux personnes sourdes ou malentendantes.

Nous devons beaucoup aux personnes de vie consacrée. Dans plusieurs domaines de notre vie collective, elles ont été des précurseurs et des artisans, qu’il s’agisse d’arts, de science, d’agriculture, d’éducation, de soins de santé, d’œuvres sociales. Je suis heureux de leur dire merci.

 

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28 janvier 2007