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Je vous invite à espérer Le dimanche 26 novembre 2006 Pour les catholiques, ce dimanche marque la fin de l'année liturgique. Les textes bibliques, que nous lisons ou que nous entendons aujourd'hui, nous parlent de bouleversements cosmiques, de cataclysmes naturels, de guerres, comme autant de signes avant-coureurs d'une recréation du monde et d'un renouvellement de l'humanité. Ce remue ménage universel prépare la création nouvelle où les humains vivront en paix entre eux et en communion avec Dieu. Les images utilisées par ces textes renvoient à la conception que l'on se faisait de l'univers à cette époque. Elles sont utilisées pour impressionner l'imagination et provoquer la réflexion. En somme, elles obligent à considérer la gravité des enjeux de la vie, qu'ils soient d'ordre matériel ou d'ordre spirituel. Ces textes bibliques sont la plupart du temps apparus à des époques troublées, notamment dans des contextes de persécution et d'oppression. Les gens avaient de bonnes raisons de s'inquiéter de leur avenir, de déprimer, de douter même de la présence active de Dieu. Mais ils avaient aussi besoin de réconfort, d'où le message d'espérance et d'encouragement que contiennent ces textes, même s'ils donnent l'impression de chercher à faire trembler. Aujourd'hui, c'est le réchauffement climatique qui nous fait trembler, car il menace sérieusement l'avenir de la planète et de l'humanité. La toute récente Conférence de Nairobi a allumé de nouveaux signaux d'alarme. Les conséquences se feront sentir non seulement sur le climat mais aussi sur les modes de vie des différentes populations et les relations internationales. Au niveau de l'économie, les coûts seront astronomiques. Il faut aussi ajouter les bouleversements sociaux que Kofi Annan, le secrétaire général de l'ONU, évoquait dans son discours inaugural. Par exemple, la diminution des ressources naturelles, comme l'eau potable, entraînera des guerres pour s'approprier ce qui en restera. Il est encore possible de renverser la situation, mais le défi est énorme et le temps presse. Il faudra des efforts personnels de chaque citoyen. En ce qui concerne la vie de l'Église en Occident, la morosité et la désespérance se sont emparées de plusieurs catholiques. Ils sont tentés de voir dans le recul et la désaffection du christianisme une situation de refroidissement plutôt que de réchauffement. Et pourtant, il y a suffisamment d'indice qui nous montrent que le feu de l'Évangile est encore vif et qu'il brûle le cur de beaucoup de personnes dans l'Église. Au seuil du temps de l'Avent, je vous invite à l'espérance, cette vertu qui nous fait tendre avec confiance vers ce Dieu qui ne cesse de venir à notre rencontre. C'est aussi la vertu de la ténacité, de l'endurance et de la persévérance. Comme nous y invite Jésus, relevons la tête et observons les nouvelles façons de faire Église qui sont en train de naître. Je pense par exemple aux 200 groupes de jeunes, aux personnes qui visitent les malades et les gens âgés à domicile pour les soutenir dans leur faiblesse et les accompagner dans leur vie spirituelle, aux centaines de catéchètes qui initient les jeunes à la vie chrétienne.
Oui, il y a du neuf ! Ne le voyez-vous pas venir ?
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