Diocèse de Montréal

photos

diocesemontreal.org

accueildonsliensnous joindreenglish

 

 

 

 

 

 

 

histoirearchevêque
biographie homélies textes officiels Journal de Montréal

Présence au monde
organisation
activités
communications

filet

Comment vous dira-t-on "adieu"?

Le dimanche 5 novembre 2006

L'arrivée du mois de novembre m'a inspiré la question que vous venez de lire. Je la pose en pensant aux rites funéraires qui remontent à la nuit des temps et se présentent sous des couleurs différentes selon la diversité des cultures, des croyances et des époques.

Bien que très diversifiés, ces rites témoignent tous du respect dû à un être humain qui a vécu sur terre et ils parlent de sa destinée. Rien de plus inhumain que d'être privé de rites funéraires. Même les plus indignes des nôtres méritent d'être dignement traités après leur mort.

Les rites funéraires se sont considérablement modifiés durant les dernières décennies mais ils ne sont pas disparus. Loin de là!

Parmi les plus importantes transformations survenues, je note en premier la volonté de se faire incinérer et en deuxième la décision de ne pas avoir de funérailles à l'église. Dans ce dernier cas, on opte presque toujours pour que quelque chose de religieux soit cependant accompli au salon ou à la chapelle funéraire.

J'ai eu la curiosité de savoir quelle proportion de gens choisissait une manière de faire plutôt que l'autre. Pour y parvenir, j'ai brièvement examiné les avis de décès publiés dans deux journaux de la métropole. Cette petite enquête, qui n'a rien de scientifique, m'a appris que, sur les 65 avis de décès considérés, 41 annonçaient la célébration de funérailles à l'église, et 24 une célébration au salon ou à la chapelle funéraire. Cette célébration portait plusieurs noms: liturgie, liturgie de la parole, cérémonie ou service religieux, célébration d'adieu, réunion de prière…

Le 65e avis a particulièrement retenu mon attention. Il n'annonçait aucune célébration religieuse mais écrivait que pour souligner l'amour de la vie qu'avait la défunte, il était "conseillé d'éviter de porter du noir". Petit indice, me suis-je dit, de la grande évolution survenue dans la manière de dire "adieu" aux défunts.

La politique du diocèse de Montréal concernant la célébration des funérailles est simple et souple.

La célébration à l'église et en présence du corps est privilégiée, mais il n'est pas exclu qu'elle ait lieu en présence des cendres. Dans les deux cas, la messe peut être célébrée lorsque la famille ou une part importante de l'assemblée est apte à y participer activement, notamment par la communion.

Le diocèse autorise également une "célébration d'adieu" au salon ou à la chapelle funéraire, mais sans messe. Cette célébration comprend un rite d'accueil, la proclamation de la Parole de Dieu, des prières de louange, d'action de grâce et de demande, puis un rite d'adieu.

Ces diverses manières de faire sont toutes inspirées par la foi chrétienne. Chacune témoigne de la dignité de toute personne humaine et de l'amour que Dieu porte à chacun et chacune d'entre nous. Elles rappellent que le Christ Jésus a donné sa vie pour que l'humanité vive éternellement.. Elles considèrent la mort comme un passage vers une vie nouvelle. Elles parlent de renaissance dans le royaume des cieux.

Elles sont toutes des célébrations d'"à-Dieu", car elles proclament une grande espérance: celle de tous habiter un jour dans le monde de Dieu.




notre Archevêque


Histoire
| Archevêque | Présence au monde | Organisation | Activités | Communications
accueil | dons | liens | nous joindre | english

Biographie | Homélies et allocutions | textes officiels | Chronique du Journal de Montréal

www.diocesemontreal.org
5 novembre 2006