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L'Église n'a pas inventé la famille

Le dimanche 1er octobre 2006

La famille, on en parle beaucoup. Elle est au cœur de bien des débats sur le mariage, sur le couple qui se sépare ou se reconstitue. On ne peut l'ignorer quand on parle du vieillissement de la population.

Lorsque l'Église intervient sur la question de la famille, sa vision est souvent critiquée. Sa compréhension de la famille est jugée vieux jeu, ne répondant pas à la réalité de notre monde moderne. Aujourd'hui, dit-on, nous vivons à l'heure du changement, des découvertes en tous genres, de l'autonomie, La famille doit s'adapter à la vie des gens. Divers modèles doivent exister pour permettre aux personnes d'être elles-mêmes et de se réaliser. La famille ne saurait se limiter à un seul modèle.

L'Église n'a pas inventé la famille. Vieille comme l'être humain, elle s'enracine dans l'histoire de l'humanité. Dans sa longue existence, la famille a pu connaître des modalités selon les âges et les cultures, mais elle a toujours gardé certaines caractéristiques propres à cette institution. Relations étroites entre ses membres, enfant assurant l'avenir, initiation de l'enfant à la vie et continuité entre les générations. Depuis ses origines, la famille a été un milieu de vie stable dans une société donnée. Institution intermédiaire entre l'individu et la société, rien ne peut la remplacer totalement.

La famille est à la base de la société. Elle en est la cellule première. Elle nous rappelle que la plus grande richesse d'un pays est son capital humain. Sans enfants, un pays ne connaît pas de printemps. Il arrive tôt ou tard à l'automne de son existence. Quand le taux de fécondité baisse au point de ne plus permettre le renouvellement de la population d'un pays, il faut bien reconnaître que de sérieux problèmes socio-économiques pointent à l'horizon. Ce sont les générations montantes qui en feront les frais, qui en paieront la note.

La famille est importante, nécessaire pour la survie de la société. Elle est aussi nécessaire pour assurer à l'enfant un milieu de vie qui lui permette de grandir et de se développer. L'enfant est l'être vivant qui prend le plus de temps, le plus d'années avant de devenir autonome et indépendant. Il a besoin de ses parents, de leur présence, de leur soutien et surtout de leur amour pour le devenir. Il besoin de ses parents pour découvrir et apprivoiser le monde, pour se socialiser. Il a besoin de ses parents pour apprendre la vie. Il a besoin d'un père et d'une mère, l'un ne pouvant jamais remplacer l'autre. L'un et l'autre apportant une contribution unique à l'art d'être parents et servant de modèle important à l'enfant.

À travers les âges, l'enfant a été au cœur du mariage et de la famille. Aujourd'hui encore il doit le demeurer. Il est particulièrement vulnérable aux bouleversements de la structure familiale. L'expérience nous le révèle. L'école qui doit composer avec les conséquences négatives qui en résultent nous le confirme. Tous les types de structure familiale ne s'équivalent pour assurer le bien-être de l'enfant.

Il est à souhaiter que tous ceux et celles qui se sont engagés ou s'engagent dans le mariage recherchent toujours à créer le milieu de vie le plus bénéfique pour l'enfant.


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1er octobre 2006