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Risquer sa vie

Le dimanche 24 septembre 2006

La semaine dernière, je rappelais en ces lignes combien le désir de paix est profondément inscrit au cœur de chacun de nous. Cette paix se réalise au prix d'efforts mutuels de compréhension, de recherche de la vérité, de pardon et de réconciliation.

Malheureusement, nous sommes à même de constater qu'en de nombreux endroits, la paix n'est encore qu'un rêve. J'ai remarqué cependant que lorsqu'une guerre sévit, il se trouve toujours des gens qui interviennent, à différents niveaux, tant pour rétablir la paix que pour soulager la misère que la guerre engendre, pour nous tenir informés ou pour assurer le maintien de la paix. Il faut saluer la bravoure de ces personnes qui s'engagent pour plus de justice et de paix, souvent au péril de leur vie. Par leurs interventions, ils contribuent à construire un monde meilleur où il fait bon vivre sans crainte du lendemain.

Je salue d'abord le travail du personnel diplomatique. Ces personnes, envoyées par leurs nations respectives, interviennent à leur niveau, dans l'espoir de trouver des solutions au conflit qui les occupe. Tantôt en tant que négociateur, tantôt en tant que partie impliquée dans le conflit, ils tentent, avec toute la bonne volonté qui est la leur, de trouver un terrain d'entente. Que ce soit pour arriver à un cessez-le-feu, pour trouver une solution durable au conflit ou encore pour dénouer des situations tendues qui risquent de dégénérer, leur travail est essentiel et précieux.

Également, un travail immense est accompli par la Croix-Rouge et par divers organismes non-gouvernementaux (ONG). Nous sommes ici au niveau du bien-être quotidien des populations touchées : alimentation, soins de santé, organisation sociale, alimentation en eau potable, prévention des épidémies, etc. Sans leur contribution, de véritables désastres humanitaires viendraient s'ajouter à ceux déjà provoqués par la guerre.

Je m'en voudrais de passer sous silence l'apport courageux d'organismes tels Médecins sans frontières. Ce mouvement associatif regroupe médecins, infirmières, spécialistes et logisticiens qui s'engagent, hors de toute influence politique, religieuse ou militaire, à combler les besoins d'ordre médical de populations dans le besoin. En 2002, 56% des interventions de Médecins sans frontières se situaient dans un cadre de conflit armé ou de situations de belligérance.

Au cœur de toutes ces interventions, la question financière est évidemment très importante. Nombre de pays, dont le Canada, contribuent par d'importantes sommes d'argent à l'aide internationale. Cette forme de partage est certes à maintenir, puisqu'elle contribue à la marche vers un monde meilleur.

Au cœur de notre vie chrétienne, nous faisons mémoire du Christ qui a donné sa vie pour que nous ayons la vie à notre tour. Cette semaine, le 26 septembre, l'Église fera mémoire des martyrs canadiens : saints Jean-de-Brébeuf, Isaac-Jogues et leurs compagnons. Ces hommes ont tout donné, jusqu'à leur propre vie, afin de réaliser la mission de répandre la Bonne nouvelle. Aujourd'hui encore, de nombreuses personnes risquent leur vie pour le bien de l'humanité en détresse. Rendons-leur l'hommage qui leur revient et travaillons nous aussi à la construction d'un monde meilleur où règneraient la justice et la paix.

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25 septembre 2006