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Croyons-nous en la paix?

Le dimanche 17 septembre 2006

Une fois de plus, les derniers mois ont été marqués par de nombreux épisodes de conflits et de guerres, notamment au Liban, en Israël et en Afghanistan. Ces situations nous désolent et nous révoltent, d'autant plus que nous pouvons nous sentir bien impuissants devant ces funestes scénarios de conflits armés. Nous en arrivons presque à nous habituer à ces bulletins de nouvelles qui nous font part chaque jour d’un nouvel épisode de ces luttes interminables.

Pourtant, la paix est certes une des rares aspirations communes à toute l'humanité. Qui n'aspire pas à la paix, pour lui-même et ses proches? Nous pouvons parler d'une authentique « mission commune » qui nous unit tous, quelle que soit notre langue, notre nationalité ou notre religion.

Pour nous catholiques, il est indéniable que la recherche de la paix est au cœur de la mission qui nous est confiée par Dieu. Cette mission est essentiellement de répandre le message du Christ venu pour annoncer la paix à ceux qui étaient loin et à ceux qui étaient proches (cf. Éphésiens 2, 17).

Quel est le chemin de la paix? Il y en a certainement plusieurs. Permettez-moi ici de proposer quelques pistes qui pourraient nous guider dans notre engagement permanent pour la paix entre les nations.

Dans un premier temps, le fondement de la bonne entente réside dans le fait que nous sommes fondamentalement tous frères et sœurs en humanité. Le Christ a affirmé avec insistance que nous formons tous une seule famille : « vous êtes tous frères » (Mt 23, 8) Ceci constitue un appel constant à la réconciliation : comment tolérer de telles divisions dans la famille? Le désir de paix avec nos frères et sœurs est spontané et naturel, même si le chemin pour y parvenir n'est pas toujours facile.

Il est malheureux de constater les inimitiés qui persistent de génération en génération. C'est alors qu'il devient important de considérer un autre chemin vers la paix, celui du pardon et de la réconciliation. En effet, lorsque le passé est chargé de luttes fratricides, le désir de vengeance l'emporte souvent sur l'aspiration naturelle à la paix. La paix durable ne peut se réaliser sans une démarche de réconciliation et de pardon mutuel.

Enfin, la paix ne peut exister sans une commune recherche de la vérité. Cette recherche met à jour les différends qui existent et permet ainsi de poser les jalons d’une entente durable entre les peuples. L'accès à l'information tient ici une place importante. Autrement, l'incompréhension devient inévitable, avec ses conséquences sur l'harmonie et le règlement pacifique des conflits.

Le 21 septembre est la journée internationale de la paix. Que pouvons-nous faire? En travaillant à construire la paix dans notre milieu, en transmettant à nos descendants la valeur du respect de chaque personne et en réalisant des expériences de pardon et de réconciliation, nous contribuons de façon authentique à l'effort de paix.

Croyons-nous réellement en la paix? La réalité peut nous désoler, mais elle ne doit jamais nous faire tomber les bras. La recherche de la paix est une quête jamais terminée. 'humanité entière aspire à cette paix et elle doit pouvoir compter sur l'apport de chacun de nous.

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19 septembre 2006