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C'est la fête patronale Le dimanche 28 mai 2006 Dans la vie de l'Église catholique de Montréal, il y a des dates importantes qui méritent d'être soulignées. Le 31 mai en est une. C'est la fête de la patronne principale de notre archidiocèse : Marie Reine du monde. Cette année ne fait pas exception. À cette occasion, un grand rassemblement se tiendra à la Cathédrale où une messe sera célébrée. Il est de tradition, lors de cette messe, de rendre hommage à des personnes qui se sont illustrées dans la vie de notre Église. Nous leur exprimons alors publiquement notre reconnaissance. La reconnaissance est un devoir que souvent on oublie de remplir. Les personnes avec lesquelles nous vivons ou travaillons nous apportent beaucoup par leurs talents, leur présence, le partage de certaines tâches, et rarement nous leur disons comment elles nous sont précieuses. C'est ce que la fête patronale de notre Église nous donne de faire. Elle permet aussi de resserrer les liens entre nous et de souligner la participation et la collaboration de certains à la vie de notre communauté diocésaine. Cette année nous rendons hommage et reconnaissance à deux de mes collaborateurs immédiats, deux évêques auxiliaires : Mgr Jude Saint-Antoine et Mgr Gérard Tremblay p.s.s. Tous deux ont été ordonnés évêques il y a vingt-cinq ans. Tous deux sont maintenant à la retraite. Mgr Tremblay est un Sulpicien. Parler de son itinéraire, c'est retourner 60 ans en arrière pour le retrouver professeur au collège André Grasset, puis professeur, directeur et économe au Grand Séminaire de Montréal. Vingt ans plus tard, il devient curé à Oka et par la suite à la paroisse Saint-Jacques à Montréal. Dix ans s'écoulent et il accepte de servir comme vicaire épiscopal de la région Laval. Riche d'un imposant bagage pastoral, il est nommé évêque auxiliaire de Montréal en 1981. À sa retraite, il occupera différents postes dans la communauté de Saint-Sulpice. Affable, généreux de son temps et de sa personne, il a toujours répondu aux besoins pastoraux des gens. Il a su conserver, tout au long de son ministère, cette jeunesse du cur et ce zèle apostolique qui rendent les pasteurs attachants dont on regrette le départ. L'Église de Montréal lui sait gré de ces années données à la vie de la communauté chrétienne d'ici. Mgr Jude Saint-Antoine a commencé lui aussi son ministère en étant professeur. Pendant près de vingt ans, il enseigna tour à tour au collège de l'Assomption, de Saint-Paul et au cegep Bois-de-Boulogne, le tout entrecoupé de deux ans d'études en spiritualité à Rome. Puis curé, vicaire épiscopal de la région Centre-Ouest, il est nommé en 1981 évêque auxiliaire de Montréal. Par la suite, il deviendra directeur de l'Office du personnel pastoral, puis vicaire épiscopal à la vie spirituelle des prêtres. L'Église de Montréal lui est reconnaissante pour tout ce qu'il a fait pour le bien des prêtres. Il s'est fait connaître par ses qualités d'écoute, de conseil et de guide. Il a toujours agi dans un esprit de service. Il laisse le souvenir de l'homme disponible et engagé pour le bien de notre Église.
En la fête patronale, nous serons heureux de témoigner de notre gratitude
à ces deux évêques pour leurs longues années de service
et de leur rendre un hommage bien mérité. |
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