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Un temps pour partager Le dimanche 2 avril 2006
En l'an 2000, la Banque mondiale estimait que 500 millions de citadins vivaient sous le seuil de la pauvreté. Ils avaient en poche moins d'un dollar par jour pour vivre. Présentement, on estime qu'au Canada, 1 enfant sur 6 (soit 1 139 000 enfants) vit dans la pauvreté. À Montréal? Il n'y a pas longtemps, la CSDM (Commission Scolaire De Montréal) nous apprenait que 28 000 des 78 000 élèves vivaient dans la pauvreté. En 2002, au Sommet de Montréal, on rappelait que, dans notre belle ville, 1 personne sur 3 vivait sous le seuil de la pauvreté. Je ne m'y fais pas. Vous non plus sans doute. Ce qui, avouons-le, ne nous empêche pas beaucoup de dormir. Que pouvons-nous faire? Tout d'abord, appuyer les politiques gouvernementales canadiennes et provinciales qui contribuent à une meilleure distribution de notre richesse collective. En se portant sur les pauvres d'ici, notre regard ne doit cependant pas ignorer les pauvres d'ailleurs. Nous sommes citoyens du monde. Nous devons soutenir généreusement les organismes à visée internationale qui luttent contre la pauvreté, particulièrement ceux qui s'appliquent à aider les populations démunies à se prendre en main. Aujourd'hui,
dans les églises, a lieu la traditionnelle collecte organisée par
Développement et Paix, l'organisme de solidarité internationale
de l'Église catholique du Canada. Cet organisme a des programmes de développement
social en Asie, en Afrique et en Amérique. Grâce à nos dons,
des millions d'hommes, de femmes et d'enfants ont des chances de voir leurs conditions
de vie s'améliorer. Cette année, Développement et Paix attire
notre attention sur la nécessité de veiller à ce que toute
personne, dans le monde, ait accès à l'eau potable. Le temps du carême, qui est un temps de prière et d'ascèse, est aussi un temps de partage. Autrefois, on disait souvent que tout ce dont on se privait durant le carême, devait être donné aux pauvres. On disait aussi – et cette affirmation nous déconcerte – que tout ce qu'un chrétien possède en trop appartient en réalité aux pauvres. La
lutte à la pauvreté ne pourrait-elle pas commencer par un examen
sérieux de notre propre manière de vivre? Et ne pourrait-elle pas
se poursuivre par un effort pour vivre plus modestement? Question embarrassante: «Ai-je déjà donné un peu… un peu seulement de mon nécessaire?» Et si, cette année, je le faisais?
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