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Quand la maladie vient assombrir les jours

Le dimanche 5 février 2006

 

S'il est une question qui nous rejoint tous et qui s'exprime tant dans nos conversations qu'à travers les divers médias, c'est bien celle des services de santé. Tous les politiciens savent qu'il s'agit là de la préoccupation principale de la plupart des citoyens.

En 1992, le pape Jean-Paul II a instauré la " Journée mondiale des Malades ". Célébrée le 11 février, soit samedi prochain, cette journée nous invite à être attentifs aux personnes qui sont atteintes, d'une façon ou de l'autre, par la maladie.

Parmi les nombreuses " journées thématiques " qui meublent le calendrier, il est heureux qu'il y ait une journée des malades. C'est là l'occasion de tourner notre regard vers les personnes atteintes par la maladie et de réfléchir à leur situation. Ce sera parfois le sort d'une personne proche de nous et atteinte gravement qui nous préoccupera. Parfois aussi, notre propre santé fera défaut, nous forçant à revoir nos priorités.

Qui ne ressent pas au plus profond de son être les effets d'une maladie physique? Si toutes les personnes ne réagissent pas de la même façon face à la maladie, il est indéniable qu'elle ait des impacts énormes sur toute la personne, nous forçant à réaliser le lien très fort qui existe entre notre corps et notre âme.

Lorsqu'une personne tombe malade, elle est habituellement obligée de se retirer, de se mettre en retrait de la vie courante. Qu'elle soit alitée à la maison ou hospitalisée, elle se trouve coupée d'un certain nombre de ressources, privée de toute vie sociale. Et si cette personne est croyante, cela a forcément une portée spirituelle. Elle ne peut plus se rendre à l'église. Il peut devenir difficile de prier. Et parfois même, le désespoir s'installe.

Pourtant, il est important de prendre soin de son âme! Nous investissons beaucoup dans le soin du corps; notre âme n'en mérite-t-elle pas tout autant? Il existe des ressources qui peuvent nous aider en ce sens. Pensons d'abord aux services de pastorale présents dans les hôpitaux. Formés de prêtres, de religieux, de religieuses et de laïcs, hommes et femmes, le service de pastorale en milieu hospitalier est là pour aider les personnes malades à conserver ou retrouver la santé de l'âme. Par leur écoute, leur attention et leur présence, les membres du service de pastorale apportent leur soutien dans le plus grand respect du cheminement des personnes.

Lorsque nous sommes retenus à la maison, nous ne pouvons pas compter sur les services de pastorale de l'hôpital. Heureusement, dans un nombre grandissant de paroisses, on met en place un service d'accompagnement des malades à domicile. En tissant des liens avec les instances locales de services communautaires, ce service permet ainsi d'assurer une présence aux couleurs de l'Évangile, marquée de respect, d'amour et de partage.

Nous sommes tous et toutes appelés un jour ou l'autre à soutenir des personnes aux prises avec la maladie, que ce soit par un accompagnement à l'hôpital, une aide au maintien à domicile, par la prière ou de simples visites. À l'occasion de la Journée mondiale des malades, j'adresse ma bénédiction à toutes ces personnes que la maladie touche d'une façon ou de l'autre. Que le Seigneur leur manifeste sa présence et leur apporte le courage et la paix.

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Votre enfant se prépare pour sa première communion? Venez clavarder le jeudi 9 février de 12 h 15 à 13 h 30 : www.diocesemontreal.org


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5 février 2006