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Une leçon de vie Le dimanche 15 janvier 2006 Qui ne compte pas parmi ses connaissances un Sébastien, une Agnès, un Fabien ou un Vincent ? Tous ces noms ont une origine latine et furent portés un jour par des jeunes chrétiens et chrétiennes de Rome qui ont vécu aux 3e et 4e siècles. À cette époque, il était souvent périlleux de proclamer sa foi en Jésus Christ. Si aujourd'hui notre foi nous cause parfois des moqueries, il faut se dire qu'à cette époque, elle en a conduit plusieurs au martyre. Le calendrier liturgique de l'Église catholique rappelle leur mémoire au cours de cette semaine. La plupart des informations que nous possédons sur ces chrétiens nous sont parvenues par des récits édifiants où la légende se mêle, et parfois enjolive les faits historiques. Sachant cela, il faut certes lire les actes de leur martyre avec réserve. Mais cela ne nous empêche pas de nous laisser gagner par l'admiration que leur vouaient les gens de l'époque. Confrontés parfois eux-mêmes à des persécutions, ils y trouvaient des modèles de foi, de persévérance et de courage. On remarquera qu'un grand nombre de ces martyrs sont des jeunes gens. Aucun n'a couru au-devant de la mort. Souvent perçus comme des athées parce qu'ils refusaient de rendre un culte à l'empereur divinisé, ils ont été victimes de l'intolérance. Ils apportent surtout le témoignage d'une foi courageuse et fidèle envers le Christ qu'ils avaient choisi comme centre de leur vie. Prenons le cas de saint Sébastien. Originaire de Milan, il servit comme officier dans l'armée de l'empereur Dioclétien. Il dissimula sa foi pendant un certain temps afin de pouvoir secourir les prisonniers. Mais le jour où il se proclama ouvertement disciple du Christ, il fut mis en demeure d'adorer l'empereur. Devant son refus, il fut condamné à mort. Il servit de cible à ses soldats qui le percèrent de flèches. Sainte Agnès compte parmi les martyrs les plus honorées. D'après la tradition, Agnès est une jeune romaine qui se consacra très jeune au Christ et promit de n'aimer que lui seul. Elle avait entre 12 et 15 ans lorsqu'elle fut condamnée à mort durant la persécution de Dioclétien, vers 300 ou 305. Malgré les menaces de mort les plus horribles, elle se montra forte dans sa foi et fidèle dans ses engagements. Chaque année, le 21 janvier, dans la Basilique Sainte-Agnès-hors-les-Murs, à Rome, on bénit deux agneaux que l'on offre ensuite au Pape. Leur laine sera ensuite tissée pour confectionner les "pallium", cette étole portée par le Pape et les archevêques, et qui symbolise la fonction pastorale exercée au nom du Christ Jésus, le bon pasteur. Toujours au temps de la persécution de Dioclétien mais en Espagne cette fois, saint Vincent mourut martyr, avec son évêque Valère le 22 janvier 304. Il était diacre de Saragosse. Saint Fabien laïc quand il fut élu pape. Il exerça ses fonctions de pasteur de l'Église de 236 à 250. Il profita d'une période de paix pour travailler à l'organisation de la communauté chrétienne de Rome et à son essor missionnaire. Il mourut martyr le 20 janvier 250, dès les débuts de la persécution de Dèce.
Cette tranche d'histoire des chrétiens et des chrétiennes des premiers
siècles est une leçon de vie pour tous ceux et celles qui ont accepté
le Christ dans leur vie et l'ont signifié par le baptême. Nous aussi
nous sommes appelés à aller jusqu'au bout de notre vie pour rendre
compte de notre foi.
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