Diocèse de Montréal

photos

diocesemontreal.org

accueildonsliensnous joindreenglish

 

 

 

 

 

 

 

histoirearchevêque
biographie homélies textes officiels Journal de Montréal

Présence au monde
organisation
activités
communications

filet

Contre la misère

Le dimanche 16 octobre 2005

Malgré les difficultés économiques que nous connaissons, quand arrive un désastre comme les ouragans qui ont frappé le sud ou le tremblement de terre qui a dévasté le Cachemire et le Pakistan, nous devons constater que nous vivons une situation privilégiée chez nous.

Avoir tout perdu, avoir faim, avoir besoin des autres pour survivre, c'est ce que connaissent bien des pays, non seulement lors des catastrophes. C'est ce que vivent particulièrement le Niger et d'autre pays d'Afrique. Et depuis des années. Je vous en parle parce que demain, c'est la journée mondiale du refus de la misère.

Souvenez-vous des images saisissantes que les médias diffusaient du Niger il n'y a pas si longtemps : enfants d'une extrême maigreur, grands yeux figés qui questionnaient notre abondance. En apparence rien n'a été fait pour prévenir la famine et la misère de ces gens. Rien pour les aider à subsister, rien pour les aider à modifier leur façon de faire.

Dès que l'ampleur du désastre a été connue, les organismes d'entraide et de coopération internationale ont dépêché de l'aide d'urgence sur les lieux. Malheureusement, comme souvent dans ce genre de situation, les secours ont mis du temps à se rendre. Les gens ont continué à souffrir, silencieux.

Des organismes d'ici, notamment Développement et Paix (514-257-8711), font parvenir des secours à leurs associés sur le terrain. De plus, ils aident les gens à s'en sortir à moyen et long termes. Ils leur apprennent de nouvelles techniques pour trouver de l'eau, pour les aider à s'orienter vers des modes de production moins sensibles à la sécheresse. Ils leur apprennent à s'organiser.

Les organismes internationaux d'entraide ont besoin de nous pour remplir leur mission. À nous d'agir en conséquence. Nous n'avons pas tous les mêmes moyens, loin de là. Mais avec l'information dont nous disposons, nul ne peut plaider l'ignorance devant les épreuves qui frappent durement nos sœurs et frères des pays défavorisés. Il faut agir, selon nos possibilités. Et comme citoyens et citoyennes, il faut exiger de nos gouvernements qu'ils s'engagent dans des programmes d'aide internationale.

Demain, c'est la journée mondiale du refus de la misère. Cette journée, reconnue par l'ONU, est consacrée à réfléchir individuellement et collectivement aux moyens que nous devons prendre pour lutter contre la misère avec les personnes qui en souffrent.

Parrainée par l'organisme ATD-Quart Monde, la journée mondiale du refus de la misère est soulignée dans plus de 55 pays au monde. De nombreuses activités de réflexion sont organisées un peu partout. Parce qu'on trouve inacceptable les inégalités entre les humains. Il s'agit de s'unir dans notre pays et à travers le monde pour que le droit des personnes à une vie décente soit respecté.

Plus d'un milliard de personnes dans le monde vivent avec quelques sous par jour. D'autres n'ont plus rien à cause des catastrophes. Nous pouvons quelque chose pour eux.


notre Archevêque


Histoire
| Archevêque | Présence au monde | Organisation | Activités | Communications
accueil | dons | liens | nous joindre | english

Biographie | Homélies et allocutions | textes officiels | Chronique du Journal de Montréal

www.diocesemontreal.org
16 octobre 2005