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De
quoi parle-t-on au synode? Le dimanche 9 octobre 2005 Chaque synode des évêques aborde un sujet particulier. Celui de 1987 a parlé de la vocation et de la mission des laïcs. Celui de 1990 a traité de la formation des prêtres. Celui de 1994 s'est penché sur la vie consacrée et sa mission. Celui de 2001 a examiné le rôle de l'évêque. Celui qui a lieu présentement est consacré à l'Eucharistie considérée comme "source et sommet de la vie et de la mission de l'Église". À un moment où dans plusieurs régions du monde - et c'est le cas au Québec - beaucoup de fidèles ne participent plus qu'occasionnellement à l'Eucharistie du dimanche, ce sujet revêt une importance particulière. Pour quelle raison, me direz-vous? Le plus important n'est-il pas d'aimer son prochain? N'est-ce pas sur cet amour que nous serons jugés? Certes, mais la question est de savoir si l'Eucharistie, à laquelle on participe régulièrement, n'est pas normalement requise pour vivre dans l'amour: l'amour de Dieu et du prochain. En l'an 304, dans une petite ville d'Afrique du Nord, nommée Abilène et aujourd'hui disparue, des chrétiens furent arrêtés pour avoir contrevenu à une loi qui leur défendait de se réunir le dimanche afin de célébrer le dominicum, c'est-à-dire le repas du Seigneur Jésus. Ils étaient 49: 18 femmes, 31 hommes. On leur fit un procès durant lequel on demanda à un nommé Éméritus pour quelle raison lui et ses amis n'avaient pas observé la loi. Il répondit: "Nous ne pouvions pas ne pas nous réunir parce que nous, disciples de Jésus, nous ne pouvons pas vivre sans célébrer l'Eucharistie du dimanche." Le lendemain du procès tous furent mis à mort. Pourquoi ne pouvaient-ils par vivre sans l'Eucharistie du dimanche? Parce qu'ils trouvaient en elle la source de l'amour qu'ils voulaient avoir pour Dieu, entre eux et pour tout être vivant. Ils étaient conscients et assurés que l'Eucharistie du dimanche les mettait en lien avec la source même de l'amour, le Christ ressuscité qui a donné sa vie par amour. Je
serais très heureux si, à l'occasion des travaux du synode de ce
mois-ci, les catholiques de Montréal prenaient le temps de réfléchir
à la place que l'Eucharistie dominicale doit normalement tenir dans leur
vie. J'en ai la ferme conviction, l'Eucharistie est une richesse à redécouvrir. Pour en percevoir toute la beauté, toute la valeur et toute la fécondité, peut-être faut-il cependant réaliser quelle est notre indigence. |
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