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Le
synode des évêques Le dimanche 2 octobre 2005 Le décès du pape Jean-Paul II, survenu le printemps dernier, de même que l'élection de Benoit XVI qui a suivi, ont suscité beaucoup d'intérêt envers l'Église catholique et son organisation. Les médias ont bien couvert le sujet, tant en ce qui regardait les rites entourant la mort du pape qu'en ce qui concernait l'élection du nouveau successeur de Pierre. Tous ont pu constater l'ampleur de cette organisation internationale qu'est l'Église. Il est bon de savoir que l'Église comporte des congrégations ou ministères et des conseils pour assurer son bon gouvernement. Je désire vous entretenir aujourd'hui d'une assemblée qui joue un rôle important, le synode des évêques. Ceci est d'actualité, puisque s'ouvre aujourd'hui à Rome le onzième synode des évêques, avec pour thème : " L'Eucharistie, source et sommet de la vie et de la mission de l'Église. " Le mot " synode " signifie " réunion ". Le synode des évêques est donc avant tout une assemblée d'évêques. Son objectif est d'aider le pape dans ses fonctions, en plus de permettre une plus grande unité des évêques entre eux et avec le pape. Lors du concile Vatican II, au début des années 1960, les évêques réunis à Rome ont discuté des rapports entre les évêques et l'évêque de Rome (le pape). On cherchait à trouver l'équilibre entre deux positions extrêmes. À une extrémité, chaque évêque étant le premier responsable de son diocèse, on pourrait affirmer que le rôle du pape est d'être un peu comme le délégué des évêques. À l'autre extrémité, on pourrait dire que, les évêques étant soumis au pape, ils sont ses vicaires. Or, ni l'une ni l'autre de ces positions n'est en accord avec notre théologie. C'est ainsi que la formule du synode des évêques est né. Cette institution assure un lien régulier entre les évêques, répartis sur toute la planète, et le centre d'unité, l'évêque de Rome. Le pape Jean-Paul II a beaucoup utilisé cette formule; on l'appelle aussi le " pape des synodes ". Concrètement, chaque fois qu'un synode est convoqué par le Pape, les évêques de chaque pays élisent des délégués. À ces délégués s'ajoutent des participants nommés par le pape, ainsi que d'autres évêques qui sont présents de par leur fonction. C'est ainsi qu'environ 250 évêques participent au présent synode. De façon à bien préparer cette rencontre importante, un premier document de travail est envoyé dans tous les diocèses du monde. C'est le temps, pour les évêques, d'exprimer leur pensée profonde sur le sujet en question. Un deuxième document sera ensuite envoyé aux évêques, de façon à préparer la rencontre de façon plus immédiate. La
durée du synode qui s'ouvre aujourd'hui sera de trois semaines. Les deux
premières semaines seront consacrées aux interventions personnelles
des évêques, dans une grande liberté d'expression. La dernière
semaine consistera en des ateliers de travail, dans lesquels les évêques
prépareront des recommandations qui seront présentées au
pape. Il appartient ensuite à ce dernier de prendre connaissance de tout
ce travail, et de préparer l'exhortation apostolique dans laquelle il donnera
les indications et les impulsions qu'il juge nécessaires pour la bonne
réalisation de la mission de l'Église. |
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