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jeunes en pèlerinage Le dimanche 25 septembre 2005 On a beaucoup parlé du rassemblement des jeunes avec le Pape Benoît XVI en Allemagne. D'autres événements, plus modestes, viennent cependant nourrir plus régulièrement la vie de l'Église Ainsi,
hier avait lieu la vingt-et-unième édition du grand Pèlerinage
des Jeunes au Cap de la Madeleine. Plus de neuf cents jeunes provenant du Québec,
de l'Ontario et des provinces maritimes y ont participé. Le Pèlerinage des jeunes porte bien son nom. Les participants ont quitté leurs coins de pays respectifs pour se retrouver à Trois-Rivières, d'où ils ont marché jusqu'au Sanctuaire situé à quelques kilomètres de là. Accueillis par Monseigneur Veillette, évêque du diocèse de Trois-Rivières, ils y vivent une foule d'activités: enseignements, prière, célébration, ateliers, visites Un fait à souligner : cet événement est entièrement planifié, organisé et animé par des jeunes de 16 à 30 ans. On ne peut que saluer l'engagement de ces jeunes au service des leurs. C'est avec beaucoup d'enthousiasme, de dévouement et de sérieux qu'est vécue chaque année cette importante organisation. Cette expérience d'Église vécue par des jeunes et pour des jeunes à la suite de la JMJ de Cologne est source de promesse et d'espérance. Voir ces jeunes croyants qui s'impliquent au nom de leur foi en Jésus Christ, réjouit tous ceux qui ont à cur l'avenir de l'Église. Ils méritent notre soutien et notre encouragement même si leurs formes d'engagement dans l'Église peut parfois en surprendre plus d'un. Soutenir un jeune dans sa démarche de foi, c'est accepter qu'il soit différent de nous, les chrétiens qui ne sont plus jeunes. Il est normal, et parfois même souhaitable, qu'une personne âgée de vingt ans ne voit pas les choses de la même façon qu'une autre de soixante ans, car le monde est différent de ce qu'il était il y a quarante ans. Bien sur, l'Évangile annoncé est le même. Cependant, l'environnement social et culturel a changé. La manière de vivre sa foi au Christ est appelée à s'incarner de façon autre. Autrement, un décalage sans cesse croissant s'insère entre notre façon de vivre l'Évangile et la culture dans laquelle nous vivons. Ceci conduit à une rupture entre l'évangélisation et la culture, ce que le pape Paul VI décriait déjà en 1975. L'Évangile ne change pas, mais la façon de la vivre ne peut faire abstraction des éléments culturels dont nous disposons. Et là les jeunes ont à trouver leur place. Encourager un jeune dans sa démarche religieuse demande d'accueillir des formes nouvelles d'engagement. Les jeunes vivent dans un monde où l'instantané et le court terme sont valorisés. La génération qui précède n'a pas valorisé l'engagement stable et à long terme. Il est donc normal que les jeunes d'aujourd'hui ne soient pas enclins à s'impliquer de façon régulière et permanente. Ils sont cependant capables d'engagement, à leur façon. Si notre Église ose les accueillir tels qu'ils sont, nul doute que nous verrons se lever une nouvelle génération de chrétiens, prête à prendre le relais de l'annonce de la Bonne Nouvelle. |
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