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Le
synode n'est pas mort Le dimanche 29 mai 2005 À
l'automne 98, l'Église catholique d'ici réunissait près sept
cents personnes déléguées venant de tous les coins du diocèse.
C'était le Synode de Montréal. Cette assemblée de gens de tous âges avait à cur l'avenir de leur Église. Le thème: " Le temps des changements " annonçait une volonté de faire face aux transformations nécessaires pour répondre aux besoins actuels de la quête spirituelle. Les participants étaient appelés à se prononcer sur des dizaines de recommandations qui provenaient d'une consultation à l'échelle du diocèse. Cette assemblée a dégagé des orientations pour guider notre action dans les années à venir. Après, un plan d'action a été mis de l'avant. Des priorités retenues, deux font l'objet de notre présent projet diocésain. La première priorité a trait à la transmission de l'héritage chrétien aux jeunes et à l'éducation de la foi des adultes. Le contexte social présent est fort différent de celui d'hier. L'école publique ne joue plus le rôle qu'elle a longtemps joué dans l'éducation de la foi. Alors comment initier les jeunes à la foi chrétienne? Beaucoup d'adultes sont en quête de spiritualité. Comment répondre à ce besoin tout en respectant leur cheminement et leur expérience? Pour réaliser cette priorité, des démarches d'initiation à la foi chrétienne ont été choisies pour les enfants et les jeunes qui désirent devenir des disciples de Jésus. Les communautés paroissiales sont devenues les lieux de rassemblement pour vivre ces parcours de la foi. Et la préparation aux sacrements de l'eucharistie, du pardon et de la confirmation s'est enrichie de cette nouvelle perspective. Il s'est aussi ajouté des activités pastorales pour les enfants, diverses publications et une organisation pour rendre le tout opérationnel. Maintenant, au-delà de 30,000 enfants sont rejoints grâce au travail de 3000 catéchètes bénévoles. De plus, une attention a été portée aux adultes, pour répondre à leur demande et leur proposer aussi des parcours de foi. Je veux remercier les responsables de région, les catéchètes en paroisse, les pasteurs. Sans eux notre projet diocésain n'aurait pu prendre vie. La seconde priorité retenue porte sur le réaménagement pastoral des paroisses. Comment faire face à diminution de la pratique religieuse qui laisse des églises presque vides et à la diminution du clergé qui impose la responsabilité de plusieurs paroisses à un seul pasteur? Comment composer avec cette nouvelle réalité et la mission de l'Église qui est d'annoncer Jésus? Souvent, on ne se pose que la première question, alors que c'est la seconde qui nous éclaire dans la marche à suivre pour faire face à la situation. Il est sûr que des paroisses seront regroupées, que des églises seront fermées. Actuellement, il y a des églises qui sont devenues des lieux de culte pour des catholiques de rite oriental ou pour des chrétiens de dénominations religieuses autres. Des églises ou le terrain qu'elles occupaient ont été utilisés pour des projets sociaux. Une seule seulement, est-il besoin de le rappeler, a été transformée en condo. Cette fin de semaine, cent personnes venant d'horizons divers se rassemblent pour faire le point sur la situation présente de notre diocèse et me conseiller sur les orientations à prendre. Je les remercie de prendre à cur le présent et l'avenir de leur Église. |
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