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Salon
Maternité Paternité Enfants 2005 Le dimanche 3 avril 2005 L'édition 2005 du " Salon Maternité Paternité Enfants " se termine aujourd'hui à Montréal. Depuis plusieurs années, l'Église catholique de Montréal était présente à cet événement. Notre présence à ce salon témoigne de l'importance que nous accordons à la famille. Cette institution est fort malmenée depuis quelques années et il m'apparaît essentiel de soutenir nos familles. Pour un chrétien, la famille est un élément essentiel qui constitue la cellule de base pour la croissance d'un être humain. Le bébé, qui devient un enfant, découvre et apprend par ce qu'il voit et ce qu'il perçoit. Aussi un environnement stable et affectivement équilibré constitue un milieu propice au bon développement de sa personne. Un milieu où il reçoit des signes d'amour lui fait comprendre qu'il est aimable, ce qui est à la base d'une bonne estime de lui-même. Plus tard, le passage à l'adolescence sera marqué par la recherche de modèles signifiants. Pour le garçon, le point de repère sera son père. S'il s'y oppose, avec vigueur parfois, c'est parce qu'il doit affirmer son individualité, sa personnalité propre. De même pour la fille face à sa mère. Chacun a besoin de s'identifier à quelqu'un. La présence aimante et éducatrice des parents est un gage de réussite de cette période. À travers tout cela, nous découvrons combien la famille est importante dans la vie de toute personne. Les études le démontrent clairement, pour la vaste majorité, la famille demeure souvent le seul repère un tant soit peu stable de la vie de nos concitoyens. Tout change, mais la famille demeure. Lors des grands événements : promotions, anniversaires, décès, les membres de la famille sont habituellement les premiers à qui on se réfère. Lorsque nous demandons aux gens ce qu'ils font à l'occasion de Noël, par exemple, on répond habituellement que, d'une façon ou de l'autre et à des degrés divers, la célébration de cette fête est en lien avec la famille. Pour plusieurs cependant, l'expérience de la famille comporte des aspects négatifs. D'aucuns ont été blessés, déçus ou brimés par leur famille, et c'est très malheureux. Mais il faut continuer de réaffirmer la place particulière que les membres de nos familles doivent occuper dans notre vie. Il est très dommage qu'un parent en vienne à blesser gravement son enfant. Il convient de se respecter entre frères et surs. Le respect dû aux parents doit faire partie de nos valeurs. En réaffirmant ces convictions, nous pouvons contribuer à ce que la famille soit ce qu'elle doit être, un milieu où l'on se sait aimé inconditionnellement. En tant que catholiques, nous nous devons de soutenir fraternellement et concrètement nos familles. Nos structures sociales ne favorisent que trop peu le fait d'avoir des enfants. Le fardeau financier des familles est parfois lourd à porter. Il y a place à l'entraide afin de leur permettre, par exemple, de vivre un camp de vacances ou de prendre un temps de détente à l'extérieur. J'applaudis aux organisations dans les quartiers où des parents se regroupent pour se donner ensemble des moyens : cuisines collectives, haltes-garderies, etc.
Lorsque ses disciples ont demandé à Jésus comment prier,
il leur a montré à dire " Notre Père
". Jésus
leur a appris qu'ils étaient tous frères, fils d'un même Père.
Nos relations familiales sont appelées à avoir pour modèle
la vie même de Dieu, l'amour de Dieu, qui peut animer la vie de nos familles
pour le mieux.
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