Diocèse de Montréal

photos

diocesemontreal.org

accueildonsliensnous joindreenglish

 

 

 

 

 

 

 

histoirearchevêque
biographie homélies textes officiels Journal de Montréal

Présence au monde
organisation
activités
communications

filet

Nos soifs profondes

Le dimanche 27 février 2005

Nous sommes aujourd'hui au seuil de la troisième semaine de la route du Carême qui nous achemine progressivement vers la fête de Pâques.

Avant de nous engager dans cette prochaine étape, rappelons-nous que le carême nous invite à faire l'expérience que la foi est un long pèlerinage sur les routes de Dieu, en compagnie de Jésus qui se présente à nous comme le chemin à suivre. Dès le départ, le Carême nous amène à découvrir que Dieu nous fait signe à travers les situations de la vie. Ensuite, il nous porte à constater que notre réponse à ses appels s'accompagne de changements dans notre vie.

Ajourd'hui, posons-nous une question : quels sont les désirs ou les aspirations qui nous font avancer sur la route de la vie ? Comment Jésus et son message peuvent-ils venir au-devant de nos désirs ? En d'autres mots, quelles sont nos soifs et quelle eau peut les étancher ?

Aujourd'hui, l'évangile selon saint Jean, au chapitre 4, nous propose d'explorer ces questions à partir d'un très beau récit: la rencontre de Jésus avec une femme de Samarie, au puits de Jacob. Un dialogue s'engage entre eux autour d'un besoin essentiel : se désaltérer pour Jésus, s'approvisionner en eau pour la Samaritaine. Après un moment d'hésitation et de malentendu sur l'eau que Jésus offre et celle que la Samaritaine espère recevoir, la conversion débouche sur des besoins d'un autre ordre : faire jaillir la foi chez la Samaritaine et, dans son cas, trouver une réponse à des questions essentielles. Celles-ci peuvent être comparées à trois soifs: la satisfaction de ses besoins matériels, la réussite de ses relations interpersonnelles, la recherche spirituelle. Ces besoins sont toujours aussi actuels.

Jésus considère que la satisfaction des besoins matériels, tout aussi importants qu'ils soient, ne comble pas entièrement les aspirations profondes d'une personne. C'est ce que la Samaritaine découvre quand elle aborde la question de ses relations amoureuses qui l'ont laissée sur sa soif.

En effet, nous désirons que nos relations avec les autres soient épanouissantes, tant à l'intérieur du couple et de la famille, qu'avec les proches, les amis et les collègues de travail. Nous souhaitons tous que l'amour donné et reçu, que le fait d'être reconnus à notre juste valeur, que la réussite de nos projets, contribuent à notre bonheur. Le message évangélique de Jésus n'est pas étranger à nos désirs profonds. Il nous encourage même à les poursuivre en nous révélant que l'amour de Dieu et du prochain est l'expression par excellence de la foi que nous mettons en Jésus.

Découvrant que Jésus la prenait là où elle en était dans sa vie et qu'il ne la jugeait pas, la Samaritaine soulève une question de fond : sa vie dans la foi. Préoccupée d'abord par le lieu où il faut rendre un culte à Dieu, elle est amenée par Jésus au comment, à la manière d'être en relation avec Dieu. Jésus lui propose d'adopter la sienne : reconnaître Dieu comme un Père. C'est ce que Jésus nous propose à nous aussi.

Nous pouvons profiter du temps du Carême pour redécouvrir l'essentiel de la vie et du message de Jésus : le don gratuit de l'amour de Dieu. Comme une abondante source d'eau fraîche, cet amour comble nos soifs profondes et nous soutient sur les chemins de la vie que nous parcourons dans la foi.


notre Archevêque


Histoire
| Archevêque | Présence au monde | Organisation | Activités | Communications
accueil | dons | liens | nous joindre | english

Biographie | Homélies et allocutions | textes officiels | Chronique du Journal de Montréal

www.diocesemontreal.org
28 février2005