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Prêtre aujourd'hui Le dimanche 21 novembre 2004 Nous célébrons aujourd'hui la fête de la Présentation de Marie au temple. Cette fête est soulignée de diverses façons chez les catholiques. Pour les religieuses de la Présentation de Marie, c'est la fête patronale. Fondée en France en 1796 par Marie Rivier, cette congrégation de religieuses est aujourd'hui internationale. Depuis 1853, elle est présente au Canada. Le dévouement de ces milliers de femmes qui ont répondu à l'appel du Seigneur en donnant leur vie pour l'éducation des jeunes mérite d'être salué en ce jour. La fête de la Présentation de Marie est aussi le moment choisi pour la réunion annuelle des anciens du Grand Séminaire de Montréal. La spiritualité mariale a toujours occupé une place dans la formation des prêtres que donnent les Sulpiciens en charge du Grand Séminaire. Cette réunion invite à poser la question du rôle du prêtre aujourd'hui. Montréal compte environ cinq cents prêtres diocésains, dont plus de trois cents sont actifs à temps plein. Si ce chiffre peut sembler important, il est bien petit en regard des besoins actuels de l'Église de Montréal. Je reçois de nombreuses demandes afin de nommer un prêtre pour telle uvre ou telle paroisse. Je reconnais l'importance de former des communautés chrétiennes et de les animer convenablement, mais les ouvriers sont peu nombreux! Grâce à la collaboration de nombreux laïcs, les services et l'animation sont encore assurés. Mais le manque de prêtres pose un sérieux problème pour combler les divers besoins religieux. Comme dans bien d'autres secteurs d'activités, nous faisons face à une pénurie de prêtres. Le système de santé manque de médecins et d'infirmières, la pénurie d'anesthésistes retarde des opérations et le manque de prêtres risque de laisser des communautés chrétiennes sans pasteur. En fait, nous ne pouvons comparer la prêtrise à un métier ou une profession. Le ministère presbytéral est un état de vie, une consécration, avant d'être un emploi du temps. Il se comparerait davantage avec le fait d'être père ou mère de famille, par exemple. Même si cela requiert énormément de temps, d'énergie et de renoncements, être mère ou être père n'est pas un emploi, mais plutôt un état de vie. Il en est de même pour le prêtre, le religieux ou la religieuse. S'ils travaillent pour gagner leur vie, le sens de leur consécration ne se trouve pas dans le travail qu'ils accomplissent mais dans la réponse donnée à un appel de Dieu. Pourquoi devenir prêtre aujourd'hui? Pourquoi s'engager dans la vie en tant que religieux ou religieuse? Le salaire est loin d'être celui d'un professionnel. Il n'y a pas d'horaire déterminé de travail. La reconnaissance sociale n'est pas souvent au rendez-vous. Les médias ne soulignent pas souvent le travail accompli. Il n'y a pas de plan de carrière. Il n'a qu'un motif : répondre à un appel de Dieu. L'Église de Montréal lance cet appel, au nom du Seigneur : nous avons besoin d'hommes et de femmes qui veulent donner leur vie pour l'annonce de l'Évangile. Des gens qui sont impliqués dans leur communauté chrétienne et qui accepteraient de consacrer toute leur vie à la mission de l'Église. Des personnes qui sont à l'écoute et qui perçoivent en eux et autour d'eux un appel à faire de leur vie un don. Cet appel, je souhaite qu'il soit transmis dans les familles, les groupes de cheminement et les communautés. L'appel
est lancé!
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