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Le Jour du souvenir Le dimanche 7 novembre 2004 Jeudi prochain, 11 novembre, nous célébrerons le Jour du souvenir. Souvenir de tous ces soldats morts sur le champ de bataille et dont nous honorons la mémoire en ce jour. Novembre est un mois qui convient bien pour se rappeler le don de la vie de tous les hommes morts à la guerre. Novembre, mois des morts. Mois du souvenir des personnes aimées qui nous ont quittés. À l'origine, le Jour du souvenir voulait honorer les soldats de la guerre '14-'18, la grande guerre comme on l'appelait. Les petits coquelicots identifiaient bien ce jour particulier. Leur couleur rouge sang était un symbole bien parlant. Des hommes étaient morts pour défendre les valeurs que nous estimons essentielles pour vivre libres en société. Mais on le sait, la guerre qui enflamma l'Europe en 1914 ne fut pas la seule qui ait eu des répercussions mondiales. Il ne faudra pas attendre plus de trente ans pour que n'éclate la deuxième grande guerre mondiale, celle de '39-'45. Celle qui amènera encore plus de morts, plus de destructions, plus d'horreurs. De touchantes et grandioses cérémonies nous ont rappelé, cet été, le soixantième anniversaire du débarquement de Normandie. Souvenir bien vivant dans la mémoire de beaucoup de soldats canadiens. Ils ont vécu ces jours où ils ont côtoyé la mort et laissé, sans vie sur la plage, plus d'un de leurs compagnons d'armes. Les grands cimetières de croix blanches, qui marquent le paysage normand, sont d'impressionnants témoins du don que des milliers de jeunes hommes ont fait de leur vie. " Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu'on aime. " (Jean 15, 13) On aurait cru que de telles expériences de mort auraient suffi pour que le monde mette tout en uvre afin de maintenir la paix. Pourtant sur les ruines encore fumantes de la guerre qui prend fin en '45, commence une drôle de guerre : la guerre froide. Les alliés d'hier deviennent les ennemis. Le monde se divise en deux camps. L'Est contre l'Ouest. Puis animés par cette opposition idéologique, des conflits régionaux vont naître avec les années : celui de Corée, puis celui du Vietnam et les conflits larvés de l'Afrique. Avec la chute du mur de Berlin, tombe aussi le bloc de l'Est. Mais la paix se trouve à nouveau menacée par le terrorisme dont les traits se précisent de plus en plus en Afghanistan. Il frappe maintenant partout. Aucun continent n'est épargné, ni même l'Amérique. Le Jour du souvenir ne fait pas que nous ramener en arrière dans le temps pour nous rappeler le sacrifice de ceux qui sont mort à la guerre de '14-'18 ou de '39-'45 ou durant les autres guerres. Il ne fait pas que nous redire le courage et la bravoure de ceux qui ont survécu à la tourmente. Ce jour
nous invite aussi à devenir des " artisans de paix ".
Des hommes et des femmes qui ne sont pas indifférents devant la
violence de notre société et qui sont sensibles aux initiatives
humanitaires qui concourent à changer les situations d'injustice
de notre monde. Ce jour nous convie à nous faire accueillants aux
politiques de nos gouvernements qui promeuvent l'aide internationale et
assurent le maintien de la paix. Il nous exhorte enfin à faire
nôtres les mots du pape Paul VI à l'ONU : " la guerre,
jamais plus la guerre", et à les porter dans notre prière. |
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