Diocèse de Montréal

photos

diocesemontreal.org

accueildonsliensnous joindreenglish

 

 

 

 

 

 

 

histoirearchevêque
biographie homélies textes officiels Journal de Montréal

Présence au monde
organisation
activités
communications

filet

Une autre fête qui me parle beaucoup…

Le dimanche 20 juin 2004


Il y a quelques semaines, j'ai écrit que la fête des Mères me parlait beaucoup. Je dois dire la même chose de la fête des Pères.

Rien d'étonnant à cela, car le père et la mère sont étroitement associés dans l'exigeant et beau travail de l'éducation de l'enfant.

La situation idéale pour un enfant est d'avoir près de lui une mère qui exerce au mieux sa mission de mère, et un père qui accomplit la sienne de la même manière. Le fait que plusieurs enfants soient séparés de leur père ou de leur mère ne remet pas en cause l'idéal à poursuivre: que chaque enfant grandisse en compagnie de son père et de sa mère.

Le père et la mère se complètent l'un l'autre. C'est donc dire que l'absence de l'un ou de l'autre, ou le fait que l'un ou l'autre exerce mal sa mission sont dommageables à l'enfant.

Ces dernières décennies, le rôle du père dans l'éducation de l'enfant a beaucoup été remis en question et nombreux sont les pères qui, ne sachant plus très bien comment se situer, se sont tenus un peu à l'écart. L'image du père d'autrefois ne leur paraissait plus adéquate, et ils ne savaient plus à quelle nouvelle image se référer. Ces années-ci, l'image et le rôle de la paternité sont en reconstruction.

Quel est le rôle du père dans l'éducation des enfants d'aujourd'hui? Il ne suffit pas d'affirmer que le père a à partager équitablement toutes les tâches matérielles avec la mère. Il faut s'appliquer à discerner ce que le père apporte de spécifique. Les psychologues et les psychiatres peuvent ici nous aider à voir clair, sans que tout soit à trancher au couteau. Des qualités qu'un père possède peuvent aussi être possédées par une mère, mais la manière d'en vivre et de les transmettre est différente.

Prenons quelques exemples. Les pères aiment lever leur enfant au bout de leurs bras ou le porter sur leurs épaules. Les enfants se plaisent à ces jeux et, à travers eux, ils en viennent à percevoir leur père comme un être fort qui les pousse vers le haut et les entraîne à prendre des risques. Risques calculés, cela va de soi. La mère a aussi sa force dont elle témoigne auprès de son enfant. Elle aussi, elle le pousse vers l'avant, mais d'une autre manière.

Il arrive souvent qu'à bout d'arguments et de patience, la mère réfère au père son fils ou sa fille. Le père incarne alors la loi, la marge à ne pas franchir pour vivre en société. Privé de cet apprentissage, l'enfant pourrait manquer plus tard de points de repère. En instaurant des limites d'une autre manière que le fait habituellement la mère, le père collabore à un travail commun d'éducation.

La présence du père est également d'une grande importance pour aider la fille ou le garçon à se détacher de sa mère en vue d'acquérir son identité propre. À la naissance, l'enfant fusionne avec sa mère. La présence du père l'aide à prendre ses distances et à découvrir qu'il est homme, comme son père l'est devant sa mère, ou femme, comme sa mère l'est devant son père.

Père et mère ne sont donc pas en situation de compétitivité mais de complémentarité. Heureux l'enfant qui, durant des années, voit son père et sa mère étroitement unis et engagés dans la recherche de son bonheur. Heureux l'enfant qui, jour après jour et très tôt, apprend que l'amour a deux visages, celui de sa mère… et celui de son père.

 

notre Archevêque


Histoire
| Archevêque | Présence au monde | Organisation | Activités | Communications
accueil | dons | liens | nous joindre | english

Biographie | Homélies et allocutions | textes officiels | Chronique du Journal de Montréal

www.diocesemontreal.org
21 juin 2004