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Fête patronale diocésaine Le dimanche 30 mai 2004
Depuis deux ans déjà, une nouvelle tradition
sest installée à Montréal : la fête
patronale du diocèse est célébrée le 31 mai,
jour de la fête de la Visitation de Marie. La fête de la Visitation nous fait revivre les moments qui ont suivi lannonce à Marie quelle va porter un enfant bien spécial : « Il sera grand et sera appelé fils du Très Haut » (Lc 1, 32). Marie en est tout étonnée! Comment aurait-elle pu prévoir un tel bouleversement dans sa vie? Avec foi, elle accueille cette mission maternelle unique : « Que tout se passe pour moi comme tu las dit » (Lc 2, 38). Àprès cette annonce que Marie se met en route pour visiter sa cousine Élisabeth qui était elle-même enceinte de Jean-Baptiste. Elle y demeurera trois mois à lui rendre service avant de revenir chez elle. Au fond, Marie est déjà une missionnaire dans lâme. Elle, qui va donner au monde Jésus, est déjà en train de le faire connaître. Dans son geste même daller aider sa cousine, elle vit déjà la bonne nouvelle du salut. Elle porte déjà le Sauveur vers les autres alors même quil germe en son sein. Marie est alors un modèle de missionnaire. Dans le service quelle rend à Élisabeth, elle porte un message de salut. Il nest pas composé que de paroles, elle est un message damour et de don de soi que Jésus nous présentera pendant sa vie. Seize siècles plus tard, nous nous retrouvons aux tous premiers temps de la fondation de Montréal. Marguerite Bourgeoys entreprend en 1653 de quitter son pays natal, la France, pour venir sétablir à Ville-Marie, qui deviendra Montréal. Marguerite répondait ainsi à un appel du Seigneur à imiter la vie quavait menée Marie, en particulier sa visite à sa cousine Élisabeth. Elle devenait ainsi une « voyagère », toujours prête à partir pour annoncer et faire grandir la foi des gens vers qui elle est envoyée. Aujourdhui, nous avons toujours cette mission : porter aux Montréalais et Montréalaises de tous âges la bonne nouvelle du salut en Jésus-Christ. Cela se fait depuis le temps des premiers missionnaires et de Marguerite Bourgeoys. Mais voici venus des jours où la mission prend un nouveau visage. Alors quauparavant lÉglise de Montréal remplissait sa mission dans un contexte de chrétienté, voilà que la société a radicalement changé. Tous ne sont plus catholiques ou même chrétiens. Notre société est maintenant sécularisée et multiculturelle. Nous sommes dans un contexte de mission. Faire connaître
le Seigneur ne se fait plus en demeurant dans nos institutions est nos
habitudes, mais bien, à lexemple de Marie puis de Marguerite
Bourgeoys, en allant vers les autres. Cest ce que nous voulons vivre
à Montréal. Déjà, dans le diocèse,
des démarches denseignement sont prévues afin de proposer
la bonne nouvelle de Jésus aux enfants, aux jeunes et aux adultes.
Cela devra certainement dépasser le cadre actuel de nos activités
présentes.
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