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Être malade

Le dimanche 8 février 2004

Les gouvernements font de la santé une priorité depuis quelques années déjà. Pourtant, notre système de santé semble toujours en crise.

Les urgences des hôpitaux débordent régulièrement, les listes d’attente pour les chirurgies dites électives ne semblent pas avoir de fin et la pénurie de personnel soignant est bien connue.

Être malade a toujours été pénible. Mais de nos jours, pour plusieurs malades, s’ajoute l’angoisse d’une longue attente pour se faire soigner. Des personnes qualifiées ont proposé des pistes de solution au problème. On ne peut qu’espérer une amélioration de notre système de santé dans des délais raisonnables.

Malgré tous les changements souhaités et les progrès de la médecine, il reste que la maladie sera toujours notre lot. Légère ou grave, accidentelle ou chronique, la maladie n’est inconnue de personne ou presque. Elle n’a pas d’âge. L’enfant comme le vieillard la connaît. Et nous craignons tous et toutes le jour le jour où nous serons obligés de nous en remettre aux soins de la médecine.

La maladie nous renvoie à nous-même, à notre fragilité. On peut l’ignorer pour un temps. Mais tôt ou tard, il faut faire face à la réalité. La seule attitude que nous pouvons adopter, c’est d’avoir un bon moral. C’est un puissant remède fait de volonté de survivre, de confiance dans les soins reçus et d’espoir.

Quand la maladie s’installe à demeure ou quand elle se fait plus sévère ou quand elle se conjugue avec l’âge, alors toute la vie devient difficile. La solitude s’installe en nous. Nous devenons dépendants des autres. L’univers se rétrécit à sa maison, à son appartement, sa chambre.

D’autres questions naissent. Qu’est-ce que la vie ? Pourquoi souffrir? Pourquoi vieillir? Pourquoi mourir? Et Dieu? Ces questions ont besoin d’être partagées avec un vis-à-vis qui va accompagner la personne malade dans sa recherche de sens.
Cette forme de présence auprès des malades a une dimension religieuse pour nous chrétiens, car elle est une forme de rencontre avec le Christ qui s’identifie avec les personnes qui souffrent. « J’étais malade et vous m’avez visité » rappelle-t-il. (Mt 25, 36)

Les personnes malades se retrouvent à domicile dans une proportion de 85%. C’est pour elle que le Service de pastorale-santé du diocèse de Montréal a contribué à mettre sur pied un service d’accompagnement spirituel des personnes malades ou des personnes âgées à domicile.

Depuis la fondation du service en 1995, des bénévoles spécialement formés, assurent une présence auprès de milliers de personnes qui ont besoin de soutien. Pour faire appel à ce service ou pour joindre un groupe de bénévoles, on peut communiquer au 514-931-7311.

Mardi, ce sera la journée mondiale des malades. Pourquoi ne pas visiter spécialement une personne affligée par la solitude de la maladie?


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9 février 2004