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Coup de chapeau à Jean Bosco

Le dimanche 25 janvier 2004

Il y a des saints qui nous interpellent et que l'on aime plus que d'autres. J’aime beaucoup Jean Bosco que l'Église fête le 31 janvier.

Il est né en Italie en 1815. Il avait bon caractère. La joie de vivre était en lui. On dit qu'il prenait plaisir à amuser et épater les jeunes de son âge en leur faisant des «tours» d'équilibre. Quand des conflits entre jeunes surgissaient, il jouait spontanément le rôle du conciliateur.

Peu de temps après avoir été ordonné prêtre, il vécut un événement qui allait marquer et orienter sa vie. Alors qu'il entrait dans la sacristie de l'église Saint-François, à Turin, où il exerçait son ministère, il aperçut le sacristain en train de rosser un jeune qui s'était introduit là pour commettre un vol. Jean Bosco s'interposa, se mit à causer avec le jeune, puis décida de le prendre sous sa tutelle. Ce fut le début d'une merveilleuse aventure.

Conscient de la situation difficile dans laquelle se trouvaient beaucoup de jeunes autour de lui, il se dit qu'il devait passer aux actes. Dans sa paroisse, il organisa des jeux, fit de l'enseignement religieux et mit en place des ateliers d'apprentissage. Préparation au travail, détente, vie spirituelle, cela ne faisait qu'un pour lui, et il tenait à ce que ces activités soient offertes le plus tôt possible. Il développait déjà ce que nous appelons aujourd'hui une approche préventive. Mieux vaut prévenir que guérir !
Le travail amorcé par Jean Bosco prit rapidement de l'expansion. Grâce à son dynamisme, des patronages, des orphelinats, des regroupements d'enfants, des ateliers d'apprentissage… furent fondés.

Jean Bosco ne pouvait évidemment pas tout accomplir par lui-même. Il fit donc appel à des collaborateurs et des collaboratrices. En 1857, il fonda la Société des Pères Salésiens. Il leur donna ce nom en raison de l'admiration qu'il portait à saint François de Sales dont je vous ai parlé la semaine dernière. Cinq ans plus tard, c'est la société des Sœurs Marie-Auxiliatrice qu'il fonda. Ce nom s'explique par la grande dévotion qu'il avait à Marie et qu'il appelait sa Providence! Les Sœurs Marie-Auxiliatrices portent aussi le nom de Sœurs Salésiennes.

Selon les données dont je dispose, on compte près de 17 500 Salésiens répartis dans 120 pays. Ils sont présents au Canada et à Montréal. Les Salésiennes sont un peu moins nombreuses : 16 230 d’entre elles oeuvrent dans 88 pays. On les retrouve aussi à Montréal et ailleurs au Canada.

Ces religieux et religieuses s'efforcent d'être partout où des jeunes « espèrent ou désespèrent ». Ils leur offrent des maisons qui les accueillent, des paroisses qui les évangélisent, des écoles qui les préparent à la vie et des lieux de loisirs où ils peuvent se rencontrer et vivre dans la joie.

Un jeune, éduqué chez les Salésiens, a été canonisé. Il s'agit de Dominique Savio, mort à 15 ans. De plus, le procès de béatification d'une jeune chilienne éduquée chez les Salésiennes est en cours? Il s'agit de celui de Laura VicunŠa, morte à 13 ans. À la suite de leur fondateur, les Salésiens et les Salésiennes osent proposer aux jeunes un idéal de haut niveau. Rien de moins que la sainteté.

Coup de chapeau à Dominique et à Laura ! Coup de chapeau aux Salésiennes et aux Salésiens! Coup de chapeau à Jean Bosco !


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26 janvier 2004