Diocèse de Montréal

photos

diocesemontreal.org

accueildonsliensnous joindreenglish

 

 

 

 

 

 

 

histoirearchevêque
biographie homélies textes officiels Journal de Montréal

Présence au monde
organisation
activités
communications

filet

Le baptême de Jésus

Le dimanche 11 janvier 2004

En moins d’une semaine, la liturgie de l’Église nous fait faire un bond dans le temps.
Dimanche dernier, avec la fête de l’Épiphanie, nous étions au temps de l’enfance de Jésus. Aujourd’hui, nous célébrons la fête de son baptême par Jean. Nous nous situons donc aujourd’hui au début de sa vie active d’adulte.

La démarche de Jésus relevait d’une grande humilité. Jésus voulait prendre sa place parmi les gens du peuple qui se présentaient à Jean Baptiste pour accomplir un rite de purification et de conversion. Par l’immersion dans les eaux du Jourdain, ils voulaient vivre une expérience de renouvellement ou de rénovation afin que leur cœur soit prêt à accueillir l’envoyé de Dieu, son messie.

Jésus se fait solidaire de la fragilité humaine mais aussi de son aspiration au dépassement. Mais le récit du baptême de Jésus met aussi en lumière le fait que Dieu est avec lui, que son Esprit l’habite totalement. Tout au long de son activité publique, Jésus agira avec la puissance de l’Esprit en se faisant proche de tous ces aspirants à une vie meilleure et en leur faisant connaître la bonté et l’amour de Dieu.

Le baptême de Jésus me fait penser qu’un jour nous avons tous été baptisés. Pour les plus âgés parmi nous, le baptême suivait de peu la naissance. Aujourd’hui, il peut s’écouler plusieurs mois, parfois même des années. Quel que soit l’âge, le baptême procède toujours d’une demande qui exprime la volonté de donner du sens à la vie.
Je sais fort bien que le baptême relève, dans plusieurs cas, d’une coutume que l’on tient à conserver, même si la signification paraît plus ou moins confuse. Les rencontres préparatoires au baptême aident souvent les parents des nouveau-nés à préciser les motifs de leur démarche.

L’époque est révolue où l’on pouvait considérer le baptême comme un passeport ou une assurance-vie éternelle. On perçoit de plus en plus que le baptême est un engagement à vivre en solidarité avec Jésus Christ et à la lumière de son message évangélique.

Ce désir se traduira par la volonté de transmettre l’héritage chrétien aux enfants, de les intégrer à une communauté chrétienne d’appartenance, de les éveiller à la vie de foi et de les éduquer aux valeurs chrétiennes.

Il ne m’arrive pas souvent de célébrer des baptêmes, mais je suis toujours émerveillé par la démarche des parents qui prennent la responsabilité de faire baptiser leurs enfants et de les éduquer dans la foi. La célébration du baptême inaugure le chemin que suivra un chrétien ou une chrétienne à la suite de Jésus Christ.

Nous avons l’habitude de dire que nous avons été baptisés un jour. Mais il faudrait plutôt prendre conscience et nous dire que nous sommes des baptisés, des personnes dont l’existence présente est plongée dans l’amour de Dieu. Cette conviction intérieure change notre perception de la vie et fait en sorte que nous nous mettons au service de tout ce qui favorise la vie et l’amour.

Tel est le salut que Jésus apporte : cette santé de l’âme, du cœur et de l’esprit accordé gracieusement aux fils et aux filles de Dieu.


notre Archevêque


Histoire
| Archevêque | Présence au monde | Organisation | Activités | Communications
accueil | dons | liens | nous joindre | english

Biographie | Homélies et allocutions | textes officiels | Chronique du Journal de Montréal

www.diocesemontreal.org
12 janvier 2004