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Mon beau sapin Le dimanche 14 décembre 2003 Je ne men suis jamais caché, jaime Noël.
Jaime les belles célébrations religieuses, les préparatifs,
lachat des cadeaux, la cuisine de fête, les décorations.
Quand jétais jeune, lesprit des fêtes venait tout doucement, avec le début de lAvent. On prenait le temps de se préparer le cur. De se préparer la tête. « Venez divin Messie » Le sapin nétait dressé dans la maison familiale que quelques jours avant Noël. Il était toujours si beau. Je le revois, surmonté dune étoile scintillante et protégeant de ses branches la crèche de bois rond. Le sapin illuminé faisait et fait partie de la fête Noël pour moi. Il est un signe de la joie et de la fraternité que nous apporte Noël. Mais vous êtes-vous déjà demandés pourquoi un sapin tout décoré pour célébrer Noël? Lorigine du sapin de Noël est très lointaine. Déjà au 11e siècle, on dressait un sapin ou un autre arbre qui ne perd pas son feuillage, signe dimmortalité. Symbolisant larbre du Paradis, celui-ci était garni de pommes rouges et, plus tard, de bougies, symbole de la lumière du Christ Sauveur du monde. Cest aux 16e et 17e siècles en Allemagne que se répand la coutume de faire des sapins de Noël semblables à ceux que nous connaissons aujourdhui. Décorés dornements faits à la maison, ils seront couverts de pommes, de guirlandes et de roses faites de papier multicolore, de bonbons et même dobjets en or. Les premières boules de Noël ont été créées par un maître-verrier qui, devant la rareté des pommes en 1858, eut lidée de fabriquer des pommes et dautres fruits en verre soufflé. Cest vers la fin du 18e que les premiers sapins font leur apparition au Québec alors quun Allemand, le Général Von Reid, planta à Sorel en 1871, le premier sapin québécois. Très vite, la coutume se répandit dans la classe bourgeoise, puis se généralisa en milieu urbain. Ce nest quau cours des années 30 que le sapin devint une réalité familière dans les campagnes. Au début, toutes les décorations sont fabriquées à la maison avant dêtre produites en industrie au tournant du 20e siècle. Et maintenant, ce nest le choix qui manque. Quand je repense à autrefois, je revois ma mère
répéter les gestes de ses ancêtres. Elle passait des
heures à faire le sapin familial, nous autorisant parfois à
mettre les fragiles boules et les glaçons aussi haut que nous le
pouvions. Pour nous, petits, le sapin était immense, un géant.
Et son effet était magique. Nous sentions que quelque chose allait arriver, quelques chose de plus important que les pâtisseries et les cadeaux. Quelque chose qui nous rendrait plus grands, plus forts. Un nouveau début, la lumière dans la nuit froide de lhiver. Lespoir dun monde où la pauvreté reculerait sans cesse, un monde où la paix serait le partage de tous. Je ressens toujours aussi présent le message de lEnfant de la crèche. Noël, cest le moment où on se met à rêver dun monde meilleur. Où les hommes et les femmes de bonne volonté sont invités à mettre lépaule à la roue afin que plus personne ne souffre de la faim et de la soif. Si on voulait, Noël pourrait être lébauche dun monde nouveau.
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