Diocèse de Montréal

photos

diocesemontreal.org

accueildonsliensnous joindreenglish

 

 

 

 

 

 

 

histoirearchevêque
biographie homélies textes officiels Journal de Montréal

Présence au monde
organisation
activités
communications

filet

La Bible

Le dimanche 23 novembre 2003

Aujourd’hui, j’aimerais vous parler d’un livre pas comme les autres : la Bible. Pour les chrétiens, c’est le livre le plus sacré. Le livre de référence par excellence.
Chaque semaine, je m’adresse à vous par le biais de cette chronique. Moi, quand je vous écris et que vous lisez ce texte, une relation s’établit entre nous. Ce texte exprime ma pensée sur un sujet particulier. Vous avez la liberté de le recevoir. Il ne s’agit pas d’une conversation comme si nous étions face à face. Malgré tout, une communication réelle s’établit entre nous. Même si vous n’entendez pas le son de ma voix, vous pourriez dire que je vous parle.

Le phénomène se produit lorsque nous ouvrons la Bible et que nous en lisons un passage. Nous croyons que la Bible renferme la Parole de Dieu. Et pourtant nous n’entendons pas sa voix. Si nous affirmons que la Bible contient la Parole de Dieu, c’est parce qu’elle témoigne de la révélation que Dieu a donnée de lui-même dans le cours de l’histoire humaine.

En scrutant et en réfléchissant sur les événements, des hommes et des femmes ont discerné que Dieu était à l’œuvre dans leur vie individuelle, collective, nationale. Ils ne s’en rendaient habituellement pas compte à l’instant même, mais après une longue réflexion sur la suite ou l’enchaînement des événements. C’est par un acte de foi qu’ils pouvaient dire que Dieu avait fait connaître sa bonté, sa justice, sa puissance, sa fidélité dans telle ou telle situation. Dieu leur avait parlé, ou les événements leur avaient parlé de Dieu. La Bible contient donc le témoignage de cette relation que Dieu a voulu établir entre lui et l’humanité.

Si la Bible a toujours de l’intérêt aujourd’hui, c’est parce que cette relation se poursuit encore avec nous. On peut s’intéresser à la Bible pour des raisons historiques, culturelles, littéraires, spirituelles ou autres. Dans tous les cas, il faut avoir du respect pour les innombrables personnes qui ont été les acteurs des événements qu’ils nous racontent avec un regard de foi. Ce respect exige de notre part des efforts d’interprétation, car le sens des textes n’apparaît pas toujours de façon évidente. On n’y trouvera pas non plus des réponses taillées sur mesure aux questions actuelles, ou des recettes miracles qui pourraient solutionner nos problèmes.

Par respect et honnêteté pour nos ancêtres dans la foi, il faut chercher à connaître leur conception de l’univers, de l’homme, de l’histoire, leur manière d’aborder les grandes questions de l’existence. Les experts en sciences bibliques accomplissent sérieusement ce travail pour nous, au moyen de l’archéologie, de l’histoire, de l’anthropologie, de la sociologie, des sciences qui étudient les modes d’expression de la littérature ancienne et moderne, etc. Ignorer les résultats des sciences bibliques, c’est rester enfoncés dans une lecture simpliste de la Bible. Les informations ainsi acquises nous aident à mieux comprendre les textes. Elles nous aident à mieux percevoir le message de la Parole de Dieu pour aujourd’hui. Elles nous guident dans nos efforts pour discerner, dans la foi, comment Dieu est présent et agissant dans notre vie personnelle et notre histoire collective.

Les textes bibliques susciteront toujours des questions. Si vous voulez en discuter, je vous invite à communiquer avec des organismes qui peuvent vous éclairer, tels le Centre biblique du diocèse (514-931-7311) ou à la Société catholique de la Bible (514-274-4381), ou à consulter le site www.interbible.org



notre Archevêque


Histoire
| Archevêque | Présence au monde | Organisation | Activités | Communications
accueil | dons | liens | nous joindre | english

Biographie | Homélies et allocutions | textes officiels | Chronique du Journal de Montréal

www.diocesemontreal.org
24 novembre 2003