Diocèse de Montréal

photos

diocesemontreal.org

accueildonsliensnous joindreenglish

 

 

 

 

 

 

 

histoirearchevêque
biographie homélies textes officiels Journal de Montréal

Présence au monde
organisation
activités
communications

filet

Notre monde a besoin de paix

Le dimanche 26 octobre 2003

À l’occasion de la Semaine du désarmement proclamée par les Nations Unis, qui a lieu chaque année du 24 au 30 octobre, je vous invite à prier pour la paix dans le monde.

Chaque jour ou presque, la télévision nous présente des images de destruction, de mort et de souffrance que causent les conflits armés. La situation en Irak et en Israël demeure toujours à l’avant-plan de l’actualité, mais on ne peut oublier les pays de l’Afrique dévastés par la guerre. Ils sont encore déchirés par des tensions raciales, et des factions armées se disputent le pouvoir. Une paix fragile se maintient au Kosovo et en Afghanistan, grâce à la présence d’une Force internationale d’assistance à la sécurité. Des points chauds comme la Corée du Nord et la Tchétchénie risquent en tout temps de devenir des poudrières. Et la menace terroriste, qui n’épargne aucun pays, pèse sur la sécurité et la paix de tous. Le portrait de notre monde, on le voit, a bien des zones sombres.

Parler de désarmement c’est prendre conscience du danger que présente la course aux armements. C’est dénoncer une industrie qui compétitionne pour occuper ce lucratif marché de guerre. C’est démasquer les marchands d’armes qui sont prêts à tout vendre aux plus offrants. Au mois d’août, on a arrêté aux États Unis un homme qui s’apprêtait à vendre un lance-roquettes capable de détruire un avion en plein vol.
La Semaine du désarmement proclamée par les Nations Unis est nécessaire pour sensibiliser les gouvernements et les citoyens au non-sens de produire des armes toujours de plus en plus sophistiquées et coûteuses. Tôt ou tard ces armes se retrouvent en les mains de ceux qui croient que la raison du plus fort est toujours la meilleure, surtout si elle est lourdement armée.

Si les sommes astronomiques affectées à la production des armes étaient investies pour combattre la pauvreté et la misère dans le monde, pour aider les pays en voie de développement, pour assurer partout l’éducation, pour enrayer les maladies, il y aurait certes moins de guerres et de conflits de tous ordres. La paix n’est pas seulement l’absence de guerre; c’est aussi la mise en place de conditions économiques, sociales et politiques qui permettent de répondre aux besoins vitaux d’une nation. Il existe dans notre monde une trop grande disparité dans la répartition de la richesse entre les pays. Il y a les pays riches et les pays pauvres, et l’écart entre les deux ne cesse de s’accroître. La pauvreté et la misère sont toujours une source de violence et une terre propice à faire naître les conflits.

Plus que jamais, nous avons besoin d’un organisme comme les Nations Unis. Celui-ci permet à tous les pays de faire entendre leur voix et d’arrêter des politiques qui assurent le respect du droit international et concourent à la paix. Nous avons besoin d’une telle autorité supranationale et indépendante capable de servir de médiateur dans les conflits potentiels. Capable aussi, par ses nombreuses activités et interventions, de développer des formes de coopération efficace et concertée dont le monde a besoin.

Notre monde est un village global. Nous ne pouvons pas fermer notre cœur ni nos yeux à ce qui s’y passe.

notre Archevêque


Histoire
| Archevêque | Présence au monde | Organisation | Activités | Communications
accueil | dons | liens | nous joindre | english

Biographie | Homélies et allocutions | textes officiels | Chronique du Journal de Montréal

www.diocesemontreal.org
27 octobre 2003