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Le jubilé d’argent du pape

Le dimanche 12 octobre 2003

Jeudi prochain, 16 octobre, le Pape Jean-Paul II célébrera le 25e anniversaire de son pontificat.

Il y aurait tant à dire sur le Saint-Père. Il faut faire des choix. Ce qui frappe d’abord, c’est sa longévité. À travers l’histoire, trois papes seulement ont dépassé vingt-cinq années de pontificat : d’abord saint Pierre, puis Pie IX et, enfin, Léon XIII. Mais Jean-Paul II ne se distingue pas seulement par sa longévité. C’est le premier pape d’origine polonaise de l’histoire et le premier non-italien depuis plusieurs siècles.
Le nom de Jean-Paul II restera gravé dans l’histoire du monde. Malgré l’attentat dont il fut victime le 13 mai 1981 et les ennuis de santé qui s’ensuivirent, le Saint-Père est demeuré un infatigable défenseur de la paix et des droits de la personne. Il n’a cessé de multiplier les interventions directes et indirectes auprès des chefs d’État. De plus, jamais il n’a perdu une occasion de prendre des positions fermes en faveur des plus démunis, spécialement dans les pays en voie de développement.

Il n’est pas exagéré de dire que le pape Jean-Paul II a joué un rôle de premier plan dans la chute du communisme. Tout le monde le reconnaît aujourd’hui. Ces voyages en Pologne en 1979, 1983 et 1987, où il ne fera pas mystère de son appui au syndicat Solidarité auront un effet certain sur la chute du régime communiste en ce pays.
Sous le pontificat de Jean-Paul II, l’influence diplomatique du Saint-Siège ne se limitera pas seulement aux pays de l’Est. Qu’on pense seulement aux interventions récentes des émissaires du Vatican pendant guerre d’Irak ou en Palestine.

Dans le domaine religieux, le Saint-Père a fait aussi beaucoup pour abattre les murs de la méfiance en développant l’œcuménisme et le dialogue inter-religieux. Ainsi, en 1982 à la cathédrale de Canterbury, il a été le premier pape à participer à un service religieux anglican et à prier avec les chefs luthériens à Saint-Pierre de Rome. On souvient aussi de sa visite à la Synagogue de Rome en 1986. C’était la première fois qu’un Souverain Pontife s’y rendait. En 1985, une première également quand le pape va prier dans la grande mosquée de Casablanca au Maroc. Et quelle initiative prend-il quand il invite à Assise en 1986 pour une grande rencontre de prière pour la paix 32 organisations non chrétiennes et de 28 Églises chrétiennes? Un événement qu’il renouvellera le 24 janvier 2002 alors que le monde est très bouleversé à la suite des événements tragiques du 11 septembre 2001.

Les voyages de Jean-Paul II ont défrayé la manchette. Pensons seulement aux différentes Journées mondiales de la Jeunesse, dont la plus récente a eu lieu à Toronto en 2002. Depuis 25 ans, le pape a visité plus de cent trente pays répartis sur les cinq continents. C’est toujours par centaine de milliers que les gens se rendent aux rendez-vous qu’il leur fixe.

Même très malade, le Pape Jean-Paul II étonne encore par la vigueur de son témoignage et par son authenticité. Je ne peux avoir qu’admiration et respect pour cet homme qui a donné sa vie pour rendre notre monde meilleur.

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13 octobre 2003