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Semaine nationale de la famille

Le dimanche 5 octobre 2003

Nous commençons une semaine qui veut souligner l’importance de la famille pour les individus et pour la société.

Nous vivons à une époque où la famille rencontre de nombreux obstacles dans l’accomplissement de son rôle. L’échec des relations dans la vie de bien des couples qui entraîne l’éclatement de la famille, la difficile situation des familles monoparentales, les besoins personnels et familiaux qui amènent le père et la mère à travailler à l’extérieur du foyer, le rythme effréné de la vie que nous menons, tout cela concourt à peser lourd sur la vie de la famille.

Pourtant, on sait tous par expérience comment l’harmonie, la communication, l’amour dans la vie de famille créent un milieu unique qui rend possibles la découverte et l’affirmation de sa propre identité, l’expression de ses talents et de ses habiletés, l’épanouissement de sa personne. La famille est l’endroit privilégié où on grandit dans toutes les dimensions de sa vie : corporelle, affective et spirituelle. Quand cela fait défaut, les personnes en ressentent les effets négatifs et doivent chercher ailleurs ce qui peut combler leur manque. Parfois, elle doivent chercher longtemps avant de remédier à l’absence d’un père ou d’une mère.

On ne peut parler d’éducation sans parler de la famille. Les valeurs qui marquent notre vie d’adulte proviennent pour la plupart de ce que notre famille nous a légué. Il est vrai qu’à l’adolescence le jeune va souvent se rebeller, faire un tri dans les valeurs reçues et s’approprier celles qu’il désire conserver. Mais en faisant la somme de ce que nous trouvons important dans la vie, nous découvrons combien nous sommes redevables à la famille pour ce que nous sommes devenus.

C’est pourquoi il est important que les parents soient présents à leurs enfants. Présents à ce qu’ils vivent, présents à leurs découvertes, présents à leurs questions. Car c’est alors que se transmettent les valeurs de l’amour, de l’ouverture aux autres, de la justice, du partage, de la tolérance, du goût du beau, du bien, du vrai. C’est alors que les liens profonds de l’amour se créent ou se renforcent et que le bonheur prend le visage du partage de ce qu’on est et de ce qu’on vit.

C’est dans la famille que s’apprend l’usage de la liberté, qui est si nécessaire pour ne pas se laisser ballotter au gré des modes et des opinions. C’est dans la famille que se trouvent les conditions idéales pour faire l’éducation religieuse. La foi et les convictions religieuses se transmettent, avant tout, au fil des jours par le témoignage de la vie, et qui sont les meilleurs témoins pour l’enfant, sinon les parents.

Aujourd’hui, l’école ne peut plus jouer le rôle qu’elle a longtemps rempli en matière d’éducation religieuse, aussi il est important que les parents exercent leur rôle d’éducateurs s’ils désirent transmettre des valeurs religieuses à leurs enfants.
La semaine nationale de la famille nous rappelle que la société n’a pas d’avenir sans la famille, sa cellule de base. Aussi faut-il tout faire pour créer les conditions économiques et sociales propices au développement des familles. Si on fragilise la famille, un jour il faudra en payer le prix.

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9 octobre 2003