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Le défi de l’éducation chrétienne

Le dimanche 14 septembre 2003

Septembre marque le retour en classe et le commencement d’une autre année scolaire.

Septembre est aussi la période de l’année où les parents communiquent avec leur paroisse pour inscrire leurs enfants à la préparation aux sacrements de l’eucharistie, du pardon et de la confirmation.

C’est avec étonnement que certains apprendront que la célébration de ces sacrements n’aura lieu qu’après un temps de préparation plus ou moins long. Dans plusieurs paroisses, on demandera que le jeune participe à un parcours de catéchèse qui s’étend sur quelques années et intègre la préparation aux sacrements.

Les réactions sont très diverses et souvent pleines de questions. « Pourquoi tant d’exigences juste pour la première communion? », demanderont certains parents. « À l’école, notre enfant est inscrit à l’enseignement moral et religieux catholique, pourquoi ajouter encore d’autres rencontres de catéchèse? », diront d’autres.
Il est vrai que les cours d’enseignement religieux donnés par l’école ont leur valeur et fournissent de bonnes connaissances de base sur le christianisme. On y apprend à connaître Jésus, dans le contexte historique où il a vécu; on découvre aussi l’Évangile, les valeurs qui y sont proposées et les comportements qui en découlent. Ces cours de religion s’adressent à tous ceux et celles qui le désirent. Même un jeune non chrétien pourrait y acquérir de bonnes connaissances sur la religion catholique. Mais cet enseignement religieux n’est pas de la catéchèse et n’a pas pour objectif d’éveiller la foi chrétienne, de l’approfondir ou de faire vivre dans la foi en Jésus Christ.

Connaître Jésus est une chose, faire l’expérience d’une relation vivante et personnelle avec lui en est une autre. Telle est la différence entre l’enseignement religieux et la catéchèse. L’un n’exclut pas l’autre, mais l’un et l’autre sont appelés à se compléter.
Alors que le système scolaire n’est plus confessionnel et que la société est devenue pluraliste, il est normal que l’Église se soucie d’éveiller, d’initier et de faire grandir la foi de ceux et celles qui veulent devenir chrétiens et conformer leur vie à l’Évangile. La foi n’est pas une activité humaine parmi d’autres. Elle concerne au plus haut point notre conception de la vie humaine, notre vision des choses, les valeurs et les convictions qui guident notre existence.

Être chrétien ne consiste pas seulement à acquérir des connaissances ou posséder des principes religieux. C’est d’abord connaître une personne : Jésus Christ et faire avec lui l’expérience d’une amitié qui nous fortifie et éclaire notre existence. Ce qui permet de nous accomplir pleinement comme personne humaine dans une relation de confiance avec Dieu.

On comprend peut-être un peu mieux que la demande d’un sacrement pour son enfant est quelque chose de sérieux et d’engageant. Pour lui et ses parents, cela devient l’occasion de grandir dans leur relation au Christ, et non pas seulement de s’en tenir à une tradition aussi belle soit-elle.

Dans ma chronique de dimanche prochain, je poursuivrai ma réflexion sur ce sujet en vous présentant les orientations diocésaines en éducation à la foi, qui ont été promulguées en mai dernier.

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9 octobre 2003