Diocèse de Montréal

photos

diocesemontreal.org

accueildonsliensnous joindreenglish

 

 

 

 

 

 

 

histoirearchevêque
biographie homélies textes officiels Journal de Montréal

Présence au monde
organisation
activités
communications

filet

Une question qui fait couler beaucoup d’encre

Le dimanche 7 septembre 2003

Depuis que le gouvernement fédéral a décidé de déposer un projet de loi reconnaissant le mariage des personnes de même sexe, de nombreuses voix se sont fait entendre. À mon tour, je voudrais m’exprimer sur le sujet.

Avec beaucoup d’autres personnes, je déplore que les opinions émises sur le sujet aient pu donner l’impression que l’Église attaquait les personnes homosexuelles. Des expressions malhabiles, surtout quand on les sort de leur contexte, et le climat passionné des discussions ont pu donner prise à cette perception. Pour ma part, je tiens à dire que je respecte toutes ces personnes qui n’ont pas choisi d’être différentes de la majorité. Pour moi, ce sont des fils et des filles de Dieu et ils méritent notre respect et notre amitié.

On affirme que l’amour qui pousse un couple de même sexe à vouloir se marier est identique à celui d’un couple qui unit un homme et une femme. Aussi, le projet de vivre ensemble, de former un couple, devrait être authentifié et reconnu par une même réalité: le mariage.

Avec l’Église catholique, je crois que le projet de vie ensemble pour un homme et une femme n’est pas le même type d’union que celui des personnes de même sexe. Il y a une différence fondamentale. Un homme et une femme forment un couple capable de donner la vie, de s’ouvrir à la maternité et à la paternité, de créer une famille, cellule de base de la société. Dans un couple homosexuel, cela est impossible. Qui dit mariage dit enfants, famille, éducation, traditions familiales transmises. Nous sommes devant deux projets de vie fondamentalement différents.

De tout temps, le mariage fondé sur le lien conjugal et familial a été l’expérience unique qui a permis la stabilité des rapports humains et la survie de l’humanité. Le mariage existe aussi loin que nous puissions remonter dans l’histoire de notre terre. Ce n’est pas l’Église qui a inventé le mariage. Il existait avant le début de l’Église. Dans toutes les civilisations et les cultures, il célèbre l’union de l’homme et de la femme. Le sens commun le reconnaît sans qu’il soit nécessaire d’en faire une longue démonstration et le langage de tous les peuples a désigné d’un mot précis cette union.

Les mots sont importants pour dire ce qu’est la réalité. Ils ne peuvent pas signifier n’importe quoi. Pour le mariage, ce mot a même reçu une définition juridique afin de bien exprimer ce qu’il veut dire. La loi a voulu préciser ce qu’est un mariage. C’est cette définition juridique qu’on veut maintenant modifier et, par le fait même, changer ce que le mariage a toujours été : l’union d’un homme et d’une femme. Avant de transformer radicalement une institution aussi essentielle à la société, il m’apparaît qu’on devrait prendre le temps de prévoir les conséquences d’un changement aussi radical.

Le mariage est une institution naturelle qui précède toute organisation sociale, juridique et ecclésiale et toute Charte des droits. Ce n’est pas en transformant cette institution que la discrimination contre les gais et les lesbiennes cessera automatiquement. La sagesse devrait nous amener à trouver une autre voie pour garantir les droits des couples de même sexe dans le respect d’une institution séculaire et universelle.

notre Archevêque


Histoire
| Archevêque | Présence au monde | Organisation | Activités | Communications
accueil | dons | liens | nous joindre | english

Biographie | Homélies et allocutions | textes officiels | Chronique du Journal de Montréal

www.diocesemontreal.org
9 octobre 2003