Diocèse de Montréal

photos

diocesemontreal.org

accueildonsliensnous joindreenglish

 

 

 

 

 

 

 

histoirearchevêque
biographie homélies textes officiels Journal de Montréal

Présence au monde
organisation
activités
communications

filet

Le Carême, un temps précieux

Le 2 mars 2003

Mercredi, nous débutons le temps du Carême. C’est le Mercredi des Cendres.
Chaque année nous amène cette période particulière qui nous prépare à la grande fête de Pâques. Aux petits enfants, on dit souvent que le Carême est un temps de privation. Certains recommandent de ne pas manger de chocolat, d’autres de se priver de dessert. C’est là une façon simple et pratique d’initier les plus jeunes à ce temps particulier qu’est le Carême.

Mais qu’en est-il de nous adultes? Qu’est devenu le Carême pour nous? Nous courrons tous le risque de ne conserver du Carême que les habitudes de notre enfance. Ce serait le vider de son sens, et l’on comprendrait alors que plusieurs accordent peu d’attention à ce temps pourtant précieux.

Précieux, le temps du Carême? Oui et ce sous plusieurs aspects. D’abord, il nous permet de ralentir la course folle de la vie moderne que tous nous menons. Pourquoi ne pas se fixer comme objectif un temps à soi, un temps de méditation personnelle, de réflexion ou de prière quotidienne pendant le Carême? Quelques minutes par jour suffiront à nous aider à reprendre contact avec la source vive qui coule en chacun de nous. Le Carême pourrait devenir le temps où nous nous retrouvons avec nous-mêmes.

Le Carême peut également nous donner l’occasion de réfléchir à des questions importantes. Notre mentalité moderne laisse peu de place à une approche qui ne soit ni purement scientifique, ni uniquement économique. Trop souvent, nous devenons sujets de certains courants de pensée qui imposent leurs lois. Ainsi, toute action devient inutile si elle n’est pas rentable ou si son effet n’est pas scientifiquement vérifiable. « Qu’est-ce que ça rapporte? », entendons-nous trop souvent. Si cette question est pertinente lorsqu’il s’agit de placements financiers, l’est-elle encore lorsqu’il est question de relations humaines, de gestes d’entraide ou de partage ?

Le développement de la science n’est pas à condamner, bien au contraire. Dans la mesure où il contribue au développement harmonieux de la personne et de son milieu de vie, le développement scientifique est à encourager. Mais il faut le reconnaître la science ne peut pas tout régler. Il existe des choses qui dépassent notre compréhension scientifique des événements et de leurs causes. La science ne répondra jamais à nos questions les plus profondes, celles qui touchent le sens à la vie. Le temps du Carême nous invite à changer de registre de pensée, en nous proposant une vision spirituelle basée sur les valeurs essentielles de notre vie. En tant que croyants, chrétiens, nous accueillons de Dieu lui-même ces valeurs importantes.

Le Carême comporte différents aspects, rejoignant diverses dimensions de notre vie. Il est un temps de prière. C’est le temps de reprendre contact avec Celui qui nous anime. Il est aussi temps de privation. C’est le temps de prendre conscience de tout ce que nous avons et de remettre le cap sur les choses essentielles. Il est enfin temps de partage. C’est le temps de faire des pas concrets dans la construction d’un monde juste et équitable.

Relisons cette semaine le récit des tentations que Jésus le Christ a vaincues (Matthieu 4,1-11). Nous pourrions nous y reconnaître… Pourquoi ne pas profiter des quarante jours du Carême pour faire le point? Bon Carême !

notre Archevêque


Histoire
| Archevêque | Présence au monde | Organisation | Activités | Communications
accueil | dons | liens | nous joindre | english

Biographie | Homélies et allocutions | textes officiels | Chronique du Journal de Montréal

www.diocesemontreal.org
24 avril 2003