Diocèse de Montréal

photos

diocesemontreal.org

accueildonsliensnous joindreenglish

 

 

 

 

 

 

 

histoirearchevêque
biographie homélies textes officiels Journal de Montréal

Présence au monde
organisation
activités
communications

filet

Le spirituel dans notre vie 

Le 2 février 2003

Dans notre société moderne l’économie occupe une large place. Il est réconfortant de voir qu’il y a un intérêt de plus en plus grand pour la vie spirituelle.

Je ne pense pas ici au retour du religieux qui se manifeste parfois sous des allures un peu étranges et étonnantes. Je pense plutôt à ces démarches diverses que des personnes entreprennent pour reprendre contact avec leur vie intérieure. En effet, notre vie est trop souvent étouffée par la culture matérialiste dans laquelle nous vivons.

Il m’est arrivé de rencontrer des gens qui avaient vécu ou qui se préparaient à vivre le pèlerinage de Compostelle, dont l’itinéraire se partage entre la France et l’Espagne, de part et d’autre des Pyrénées. Certains parcourent l’itinéraire complet et y consacrent près de trois mois. D’autres préfèrent en faire une portion, quitte à poursuivre une autre année.

Quelles que soient la durée et la distance, je suis fasciné par une telle démarche, par la décision de quitter son occupation habituelle pour se livrer, durant une période plus ou moins longue, à une activité exigeante tant au niveau physique que spirituel.
La marche, d’étape en étape, jour après jour, sans égard aux conditions climatiques, se révèle une épreuve d’endurance physique et de persévérance. Elle accompagne une autre marche, intérieure celle-là, qui conduit le pèlerin à mieux se connaître en parcourant sa vie intérieure, en réfléchissant sur ses valeurs et ses priorités, en prenant la mesure de sa vie.

La route associe le pèlerin à tous ceux et celles qui l’ont précédé dans la recherche de Dieu. Je pense notamment à Abraham, le père des croyants, aux Hébreux durant leur pérégrination au désert sous la conduite de Moïse, aux déplacements de Jésus, aux chemins parcourus par ses disciples pour annoncer l’Évangile. En somme, l’expérience de la foi est un long pèlerinage. C’est une longue marche qui nous conduit à la découverte de Dieu et de soi. Des conditions sont nécessaires  : se dépouiller de ses entraves, chercher une vie simple, faire confiance à la vie qui se déroule comme un chemin dont on ne connaît pas toujours les conditions.

Même si on ne se rend pas jusqu’à Compostelle, on peut vivre une expérience similaire. On peut se rendre dans un de nos lieux de pèlerinage, fréquenter une abbaye, passer un moment dans le silence d’une église, et même se ménager des périodes de silence et de prière dans sa propre maison. Il est important de ponctuer notre vie trépidante de moments réservés à la prière, à la méditation, à la réflexion.
Ce souci de se donner du temps pour prendre soin de sa vie intérieure permet de prendre un recul par rapport aux événements et de s’interroger sur la présence et l’agir de Dieu. Chacun et chacune peuvent choisir les formes qui lui conviennent le mieux pour vivre ses moments de rencontre avec lui-même et avec le Seigneur. L’important, c’est de reconnaître que notre vie est un chemin de croissance vers une meilleure qualité d’être, avec soi-même, avec les autres et avec le Seigneur.

notre Archevêque


Histoire
| Archevêque | Présence au monde | Organisation | Activités | Communications
accueil | dons | liens | nous joindre | english

Biographie | Homélies et allocutions | textes officiels | Chronique du Journal de Montréal

www.diocesemontreal.org
24 avril 2003