Diocèse de Montréal

photos

diocesemontreal.org

accueildonsliensnous joindreenglish

 

 

 

 

 

 

 

histoirearchevêque
biographie homélies textes officiels Journal de Montréal

Présence au monde
organisation
activités
communications

filet

Consacrer du temps aux enfants

Le 12 janvier 2003

Aujourd’hui, c’est la fête de Marguerite Bourgeoys. Arrivée chez nous il y aura bientôt 350 ans, elle est l’une des plus célèbres fondatrices de Montréal.

Marguerite Bourgeoys débarque en Nouvelle-France à l’âge de trente-trois ans. Son expérience pédagogique est déjà considérable. En ces débuts de colonie, les tâches ne manquent pas. Entre toutes, elle choisit de se consacrer aux enfants des colons blancs et des autochtones. Elle a la certitude que l’avenir de Montréal repose sur ces enfants.

Cette volonté de Marguerite Bourgeoys de donner du temps aux enfants et de contribuer à leur bien-être et à leur éducation, devrait nous inspirer aujourd’hui. Les enfants forment le groupe le plus important de notre société. Ce qu’ils vivent à l’enfance est garant de leur avenir et aussi du nôtre.

Il arrive malheureusement trop souvent qu’on entende des gens confier que le travail et les obligations sociales ne leur laissent pas beaucoup de temps pour être avec leurs enfants.

La vie moderne est très exigeante. Les gens sont obligés de travailler de longues heures. Ils passent bien du temps sur les routes et dans la circulation. Arrivés fourbus à la maison, ils doivent faire à la hâte le repas ou courir à une réunion ou à un cours du soir.

Alors les parents ne sont pas en mesure de deviner que le petit a été sérieusement réprimandé à l’école ou qu’il s’est querellé avec son meilleur ami. Ils continueront d’ignorer que leur adolescente fréquente un gang peu recommandable ou qu’elle est elle-même victime de taxage.

Pour cela, il faudrait de la disponibilité, du temps qui est mangé par toutes les autres obligations. Ce n’est certes pas de la mauvaise volonté de la part des parents. Mais c’est un fait que la vie moderne ne privilégie pas la communication entre les membres d’une même famille.

Dans le but de sensibiliser les parents à leur rôle, le Gouvernement a mis en ondes depuis quelques mois une campagne publicitaire. Vous avez peut-être vu ces deux messages où des jeunes se présentent à leurs parents et expriment leurs aspirations et leurs goûts ou encore celui, plus récent, où un père berce son bébé en lui expliquant comment il s’occupait de sa grande sœur quand elle était petite et à qui il lui parlait alors avec facilité et du fond du cœur.

Très bien faite, cette campagne toute simple questionne l’importance que chaque parent accorde à son rôle d’éducateur. Les enfants ont une vie propre, certes, mais ils ne sont pas devenus complètement autonomes parce qu’ils revendiquent cette autonomie.

Il faut se méfier de l’adolescent bourru qui envoie constamment promener ses parents. Il cache éventuellement un être fragile, démuni. Il traverse peut-être une période où il faudrait se sentir épaulé, encadré.

Les enfants ont besoin qu’on leur inculque des valeurs que parfois ils rejetteront et sur lesquelles, souvent, ils s’appuieront un jour. Ils ont aussi besoin qu’on leur transmette la foi religieuse qui nous anime. Et pour les chrétiens, nous savons que les valeurs de l’Évangile les aideront à donner un sens à leur vie.

Aucune autre personne, aucune institution ne remplaceront les parents dans leur rôle. Il y va de l’avenir même des enfants, il y va de l’avenir du monde.

notre Archevêque


Histoire
| Archevêque | Présence au monde | Organisation | Activités | Communications
accueil | dons | liens | nous joindre | english

Biographie | Homélies et allocutions | textes officiels | Chronique du Journal de Montréal

www.diocesemontreal.org
24 avril 2003