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Pour une année de paix

Le 29 décembre 2002

Cette année plus que jamais, mes vœux du Nouvel An sont porteurs d’un souhait de paix.

Les guerres et les menaces de conflit suscitent quotidiennement de l’inquiétude. Il y a trop de souffrances. Il est urgent de trouver une paix durable !

Le 1er janvier est la journée mondiale de la paix. À cette occasion, le pape Jean-Paul II nous adresse un message nous invitant à travailler activement pour la paix. Cette année, il nous rappelle que la paix est avant tout une question de multiples petits gestes à poser pour la faire advenir, même si les structures juridiques, politiques et économiques sont certes nécessaires.

Devant l’ampleur de la question, nous pourrions être tentés de croire que nous sommes totalement impuissants à arrêter les machines de guerre. Pourtant nous avons un rôle à jouer. Nous pouvons agir pour la paix. Le pape nous invite à être de ces hommes et ces femmes qui savent garder espoir, sans jamais céder au découragement. Des hommes et des femmes qui, par d’innombrables gestes de paix, contribuent à créer et à entretenir une tradition et une culture de la paix.
« Les gestes de paix naissent de la vie des personnes qui nourrissent en elle des attitudes constantes de paix », écrit Jean-Paul II. Nous sommes tous invités à être de ces artisans de paix comme nous y exhorte Jésus. ( Mt 5,9 )

Pour y arriver, il est essentiel que nous apprenions à apprécier pleinement la dimension communautaire de la vie. Lorsque nous réalisons à quel point nous sommes interdépendants les uns des autres, lorsque nous prenons conscience que nos gestes peuvent avoir un impact sur notre communauté, lorsque nous percevons le sens des événements et leurs conséquences sur l’ensemble du monde dont nous faisons partie, nous ne pouvons plus croire que la paix puisse exister sans notre contribution personnelle.

Dans sa lettre, le pape souligne aussi l’importance d’une plus grande conscience des devoirs humains universels. Dans nos sociétés technologiquement avancées, nous faisons la promotion de toute une série de nouveaux « droits » personnels, tandis que des droits humains fondamentaux ne sont pas encore respectés partout de par le monde. Jean-Paul II souligne notamment le droit à l’eau potable, à la nourriture et au logement. Dans bien des pays, ces droits sont bafoués. Il y a des situations à changer et il faut travailler à y arriver.

Le pape Jean XXIII, en 1963, identifia quatre conditions essentielles à la paix : la vérité, la justice, l’amour et la liberté. Cela reste vrai, aujourd’hui comme alors. Chaque jour, nous pouvons contribuer à ce que ces conditions existent.

Il se peut aussi que nous ayons à faire la paix avec nous-mêmes. Des situations troublantes, désagréables ou tendues nous laissent un arrière-goût amer. Il se peut que notre cœur soit lourd et qu’il ait besoin d’une réconciliation, d’un pardon ou d’une guérison intérieure. À ce niveau également, nous pouvons tous faire un pas vers la paix.

Je termine en vous adressant mes vœux de paix. Je les accompagne de ma prière à Dieu qui nous invite à la liberté et à la coopération pour le bien de tous. Qu’il aide les femmes et les hommes de notre temps à construire un monde de paix, solidement fondé sur la vérité, la justice, l’amour et la liberté.

Que cette année soit pour nous tous une année de paix !

notre Archevêque


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5 mai 2003