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Le sida Le 1er décembre 2002 Aujourdhui, cest la Journée mondiale contre le sida. Nous sommes invités à réfléchir à ce qui peut être fait pour contrer cette terrible maladie. À cette occasion, je présiderai la messe en léglise Saint-Pierre-Apôtre à Montréal. La célébration réunira des personnes vivant avec le VIH-sida, des proches, des intervenants, des pasteurs et des agents de pastorale. Elle rassemblera également les organismes communautaires qui sont au service des personnes atteintes de la maladie, de même que les communautés religieuses qui soutiennent ces organismes, souvent depuis leur fondation. Le sida est une maladie dont on naime pas parler, car elle fait peur et a encore un caractère honteux. Certains même ont vu dans cette maladie une punition de Dieu pour châtier les personnes de leur conduite. Prétendre traduire ainsi les intentions de Dieu, cest faire injure à sa bonté et à sa miséricorde. On oublie alors la parole de Jésus : « Ne vous posez pas en juge, afin de nêtre pas jugés; car cest de la façon dont vous jugez quon vous jugera. » (Matthieu 7,1-2) Jésus sest fait tout à tous et il a accueilli et guéri les malades qui se présentaient à lui, quelle que soit leur maladie ou leur infirmité, le lépreux comme le paralytique. Cela devrait nous guider dans les comportements et les attitudes à avoir envers les autres. Le sida est une maladie. Il faut regarder la personne qui en est atteinte avec les mêmes yeux que tout autre malade atteint dune grave maladie. Et il faut regarder le malade autant que la maladie. On ne peut séparer lun de lautre. Les victimes ont droit à notre sympathie comme les autres malades, car elles ont aussi des angoisses et des peurs, des moments despoir et de découragement, des questions et un besoin de se sentir acceptées et non rejetées. Elles ont droit à notre attention. Il est bon de se rappeler lactualité de la parole de Jésus : « Jétais malade et vous mavez visité Et quand nous est-il arrivé de te voir malade, et de venir à toi? En vérité, je vous le déclare, chaque fois que vous lavez fait à lun de ses petits qui sont mes frères, cest à moi que vous lavez fait. » (Matthieu 25,36,39-40 ) Jésus se reconnaît dans les malades, et ils nous invitent à le rencontrer dans ceux qui souffrent. Cest pourquoi les communautés religieuses ont été les parmi les premières institutions à soccuper des sidéens et à leur apporter secours. Notre cur ne peut se fermer à cette catégorie de malades. Il faut prendre les mesures nécessaires pour enrayer cette maladie La recherche a fait des progrès énormes, mais elle na pas encore trouvé une cure. Il faut quelle continue ainsi que léducation qui doit laccompagner. Cela dépend de lengagement des gouvernements. Enfin, on ne peut parler du sida sans aborder la question de laide aux pays du Tiers-monde, en particulier lAfrique qui est si lourdement touchée par ce fléau. Nous ne pouvons fermer les yeux sur la misère quil a engendré dans certains pays. Que cette journée soit pour nous tous une invitation à la réflexion, à la solidarité et au partage. |
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