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Apprivoiser la mort Le 3 novembre 2002 Le mois de novembre est associé au souvenir de nos morts. Un temps où nous pensons spontanément aux membres de nos familles et à nos connaissances qui ont franchi le cap de la vie sur cette terre. Vous connaissez quelquun qui a vécu lexpérience daccompagner un proche pendant les dernières semaines, les derniers jours de sa vie? Peut-être avez-vous vous-même partagé les derniers moments dun parent, dun ami? Comme cette dame qui me racontait les dernières semaines de vie de son père. Tout avait commencé par une grosse tumeur au rein.
Une tumeur que le vieil homme avait ignorée de son mieux, cachant
même son état à ses enfants. Un jour, la maladie ayant
affirmé ses droits, lhomme est entré à lhôpital
pour ne plus en sortir. Malgré les difficultés, cest une chance de pouvoir accompagner un mourant. Jusquà un certain point, cela nous permet dapprivoiser la mort. La mort ne nous laisse jamais indifférent sans doute parce quelle nous place subitement devant la limite extrême de la vie, la limite de notre vie. Dabord, il y a linquiétude et la peur. Le malade a peur, la personne qui lassiste aussi. Puis il y a la prise de conscience que rien ne sera plus pareil, quil faut laisser accepter de laisser aller les choses et de faire confiance. Subitement la personne malade na plus les mêmes intérêts. Elle est moins la mère, le père, la sur quune personne qui a besoin de soutien, damitié, de compréhension. Il faut établir une nouvelle relation, une relation basée sur lamour et labandon. Alors seulement apparaît la sérénité. Sérénité pour la personne qui part, sérénité pour celle qui reste. Nous sommes tellement attachés à la vie, surtout
à celle que nous partageons avec les êtres que nous aimons,
que nous voudrions quelle soit sans fin. Il y a au fond de nos curs
un désir déternité, de durée auquel
personne néchappe. Dieu a voulu donner à nos amours une durée sans fin. En ressuscitant Jésus, il a ouvert la voie à ceux et celles qui croient en lui pour atteindre la vie éternelle. Il répond aussi à notre soif de vivre pour toujours. Dieu, nous le croyons, nous aime comme son Fils. Comment alors ne pourrait-il pas nous entraîner sur le même chemin qui mène à la plénitude de la vie ? La foi au Christ ne nous soustrait pas à la peine de voir les autres nous quitter. Elle ne nous dispense pas des questions que nous nous posons sur lau-delà. Toutefois, la foi au Christ ressuscité nous invite à la confiance en Dieu qui nous aime trop pour nous oublier, comme nous-mêmes ne pouvons oublier ceux et celles que nous avons aimés et qui nous ont quittés. En ce mois de novembre, prenons le temps de nous souvenir de nos défunts et de prier pour eux. |
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